culture scientifique Que le cheval vive en moi ! A u lycée agricole de Venours, le centre d’art contemporain Rurart expose jusqu’au 6 mai 2011 La part animale, traces de la performance Que le cheval vive en moi ! d’Art Orienté objet, duo composé de Marion Laval-Jantet et Benoît Mangin. La performance a eu lieu le 22 février dernier à la galerie Kapelica, à Ljubljana en Slovénie. C’est une expéPerformance de Art Orienté objet rimentation biologique et éthologique à laquelle participe Marion Laval-Jantet qui consiste en l’injection d’une partie «compatibilisée» de sang de cheval. Dans la lignée de Deleuze qui insiste sur Que le cheval vive en moi ! , le 22 février 2011 à Ljubljana en Slovénie. la «part animale» de chacun, les artistes poursuivent le désir d’appréhender une essence animale. Par cette injection, l’artiste n’a plus la même conscience de son corps du fait d’une réaction amplifiée du système endocrinien. Les artistes précisent que cette exposition leur «permet surtout de témoigner politiquement d’une situation biologique globale devant un large public, de modifier sa sensibilité par l’expérience de l’étrangeté, et surtout de reposer la question de la barrière des espèces qui a poussé l’homme à négliger les aspects essentiels de la diversité des écosystèmes.» à partir du 26 mai, Rurart expose No Global Tour de Santiago Sierra, artiste mexicain qui se déplace en camion transportant deux lettres géantes : NO. C. C. Miha Fras Pourquoi j’ai mangé mon chien La question animale O uvrage dirigé par Jean-Paul Engélibert, Lucie Campos, Catherine Coquio et Georges Chapouthier, publié aux Presses universitaires de Rennes, La question animale. Entre science, littérature et philosophie (308 p., 18 e) est le compte rendu des actes du colloque Le sens de l’animal tenu à l’Espace Mendès France, à Poitiers en février 2010. Il retrace les débats entre scientifiques, hommes de lettres et philosophes. Les spécialistes posent les problématiques du rapport entre l’homme et l’animal, faisant surgir l’ancestrale question de l’éthique animale mais aussi celle de l’environnement en considérant l’évolution des industrielles et économiques. Loin des lieux communs, les acteurs de la réflexion tentent d’aborder la thématique d’une manière originale. Il ne s’agit plus tant de distinguer l’humain des animaux que de reconnaître entre eux et nous un monde commun et une approche commune de ce monde. Structuré en deux parties  : «Questions pour un contrat moral», «Mon semblable, mon frère» et six sections : «De l’élevage à l’abattoir», «Une nouvelle alliance», «Le littéral et le philosophique : écritures du hiatus. Des souris et des rats»… ce livre pose concrètement la question animale dans notre société. Un dialogue contradictoire s’ouvre entre Jocelyne Porcher, chercheuse à l’Inra, et Florence Burgat, directrice de recherche en philosophie, sur la question de l’élevage intensif. De plus, l’expérimentation animale a été discutée par les adversaires les plus farouches. Au-delà des strictes questions d’éthique et de philosophie, ce sujet s’enracine dans des conflits politiques et moraux. En faisant intervenir dans la réflexion les apports de différents penseurs (Derrida, Deleuze…), écrivains (Kessel, Rolin…) et courants (romantisme, marxisme, darwinisme…), ces exposés appellent au dialogue. Loin des clichés bucoliques, cela devrait nous inciter à penser l’existence humaine en considérant d’un autre œil le monde qui nous entoure. Charlotte Cosset Le musée des tumulus de Bougon présente à partir du 6 mai une exposition sur l’archéologie des animaux intitulée «Pourquoi j’ai mangé mon chien». Dans un parcours ludique, le visiteur est confronté aux questions que se pose l’archéozoologue face aux ossements mis au jour : comment les animaux ont-ils été chassés, consommés, sacrifiés, pensés, depuis la préhistoire ? Société botanique du Centre-Ouest Le tome 41 du Bulletin de la SBCO (janvier 2011, 618 p.) est une mine. Notons un article sur la phytosociologie (J-M. Géhu), sur les noms des familles des plantes (L. Baillaud), la minicession Apiacées en Charente-Maritime et sur la rive droite de la Gironde (R. Bernaer, D. Paulin). Hommage à Marcel Bournérias et publication de sa bibliographie. La cotisationabonnement (50 e) est à adresser au trésorier de la SBCO, 8 rue PaulCézanne 17138 Saint-Xandre. 49 ■ L’Actualité Poitou-Charentes ■ N° 92 ■