livres Éloge de la palourde u n lecteur rapide – il en existe, il y en a même qui estiment que le titre dit tout, qu’il n’est pas nécessaire d’aller plus loin – rangerait ce livre dans le genre ou, plus largement, le tour d’écriture pseudo-encomiastique. Il le rangerait à côté de l’éloge de la puce, de la mouche, du perroquet, de la calvitie, de la folie. Il rangerait ce livre dans la catégorie des «petits livres», et son auteur dans celle des «écrivains mineurs». On sait la réponse d’Audiberti à ceux qui lui collaient cette étiquette: «Mineur, soit ! Mais de fond.» On pourrait rétorquer également à ceux qui veulent voir dans cet éloge de la palourde un éloge paradoxal, que la palourde n’a pas toujours été le petit coquillage bivalve comestible qui fait le bonheur des cueilleurs de fruits de mer et le désespoir des poètes. Il était un temps, l’étymologie l’atteste, des temps et on pourrait sans risque les qualifier d’homériques, où il apparaissait comme un monstre, un prodige, l’équivalent du Cyclope, de Scylla, du serpent Python et même d’Héphaïstos. S’il a rétréci et perdu de son éclat, c’est à l’usage, comme Neptune quand il est devenu lutin.Mais à la différence du lutin qui a semble-t-il oublié, dans la forêt où on l’a relégué, qu’il était autrefois le maître des eaux et l’ébranleur du sol, qu’il ne pêchait pas seulement le gros poisson, le thon avec son trident, mais faisait encore jaillir les sources, soulevait la mer, brisait rochers et montagnes, détruisait remparts et citadelles, luttait contre les Géants, notre petit coquillage se souvient de sa splendeur, il embrasse à sa manière le monde, nous propose une certaine image de la perfection. «Maigre portique, objet de peu de prix, un peu rude aussi, toute franciscaine avec sa peau de bure, la palourde est pourtant l’image d’une telle idée, d’un tel espace, d’un tel regard: l’œuvre parfaite qui porte en elle la forme même de son écho.» Denis Montebello éloge de la palourde, de marc Le Gros, L’escampette éditions, 2009. De l’or en boîte ! D u caviar dans la Gironde ? Loin d’être une légende, la pêche à l’esturgeon et la préparation de cet or noir ont biean existé dans l’estuaire. René Val est l’un des témoins de cette activité. Il nous livre son témoignage et convoque celui de Charles Pellisson, de l’abbé Chaillaud, de Jude et René Milh, de Claude Barnagaud directeur de la Maison Prunier et de biens d’autres, et présente de nombreux documents, photographies, recettes. On aurait commencé à pratiquer la préparation des œufs d’esturgeon à Saint-Seurin vers 1868 suite à la démonstration d’un marchand de Hambourg. Formule imparfaite, trop salée, elle a été plusieurs fois modifiée pour atteindre la perfection grâce à l’intervention de la princesse russe au parapluie dans les années 1915, donnant la marque «Caviar de la Gironde-Parapluie de poche». Son commis et peut-être mari, Alexandre Scott, vint vérifier la qualité du caviar produit jusque dans les années 1960. Ce dernier a d’ailleurs laissé une étude détaillée sur ce poisson et le rôle de Saint-Seurin dans la production. L’un des plus beaux coups de filets aurait eu lieu en 1925, avec un «créac» de 490 kg et de 5,10 m de longueur pour un total de 70 kg de caviar ! Aujourd’hui espèce en voie de disparition, l’esturgeon est élevé dans des bassins artificiels à des fins productives mais aussi de réimplantation en milieu naturel. C. C. René Val ou La véritable histoire du caviar de la Gironde, Bernard mounier, Bonne Anse, 2006, 89 p. 20 e. 114 ■ L’ActuALité Poitou-chArentes ■ n° 89 ■ ChAquE REGARD ESt uN ADIEu Georges bonnet dans son nouveau recueil de nouvelles, appelle le lecteur à s’arrêter sur le sens de son existence, sur les incertitudes mais surtout sur les incohérences de la vie. les personnages trahissent leur humanité désarmante. ils cherchent le bonheur mais semblent prédestinés à la tristesse. si l’espoir existe ce n’est que pour rappeler que le malheur n’est jamais loin. l’écriture est dépouillée et poétique. Chaque mot, chaque tournure de phrase est choisie et transmet l’intensité des émotions. en effet, l’émotion, l’amour sont omniprésents. l’amour de soi, l’amour filial, amical, conjugal… tout se fonde sur les sentiments qui semblent être le propre de l’homme. Histoires déchirantes, de personnes souvent en marge, rejetées et pourtant si humaines. Georges bonnet souligne le besoin de chacun d’être avec les autres. «La folle du moulin», jeune fille épileptique, peut-être simple d’esprit mais sans aucun doute incomprise et mal aimée de ses parents, en est un exemple poignant. Cet ouvrage invite néanmoins à l’optimisme car il insiste sur l’importance du moment présent. il semble inviter le lecteur à ouvrir les yeux sur ce qui l’entoure et sur les trésors cachés. C. C. Chaque regard est un adieu, Georges Bonnet, Le temps qu’il fait, 139 p, 16 e. livres tALLemAnt Des réAuX L’homme des historiettes h enri Pigaillem, romancier, biographe et essayiste livre la première biographie, du Rochelais du Grand Siècle, Tallemant des Réaux (1619-1692). Ce dernier s’inscrit dans son temps par le grand commerce, la banque et l’assurance ainsi que la fréquentation de grands personnages tels que La Fontaine ou Richelieu, mais il est surtout le témoin des sursauts de l’histoire : guerres de Religion, Fronde, difficultés rencontrées par Louis XIII face aux conspirations... Par un genre original, l’historiette, Tallemant se fait donc chroniqueur satirique et LES pARtItIONS Du GOût MuSICAL Ceux qui s’intéressent à la culture scientifique et technique se préoccupent souvent de la façon dont leurs actions sont reçues par les différentes publics, éduqués ou plus inhabituels. ils trouveront des éléments de réflexion en se penchant sur le n° de mars 2010 des Actes de la recherche en sciences sociales (n° 181-182), la revue que fonda pierre bourdieu, consacrés aux goûts musicaux. En effet, ces travaux montrent que la démocratisation n’est pas seulement une affaire d’offre, mais aussi une dynamique des pairs. précieux de son époque. Les Historiettes (une partie de celles-ci sont conservées à la médiathèque de La Rochelle ainsi qu’Edipe) est un recueil particulièrement important pour les spécialistes du xvii e siècle car «s’il n’avait pas écrit, beaucoup de données essentielles sur le xvii e siècle nous manquerait et l’image de l’époque n’aurait pas la même séduction» rappelle dans sa préface Jean Mesnard, membre de l’Institut. Tallemant a aussi laissé une œuvre littéraire théâtrale notamment une tragédie, Edipe, publiée de manière inédite. Ce sont donc les différentes facettes de ce personnage que tente de décrire Henri Pigaillem ; par des approches thématiques, il aborde les instants les plus importants de sa vie : son installation à Paris, son acquisition de charges anoblissantes, sa fréquentation des galants notamment dans les cercles littéraires de M me de Rambouillet et de Mme de Scudéry… Par la lecture de la vie d’un homme, le lecteur se trouve plongé dans l’histoire d’une société de cour en construction. Charlotte Cosset Tallemant des Réaux l’homme des Historiettes, par henri Pigaillem, Le croît Vif. 380 p., 28 e. uN hIvER DE BERNARD MANCIEt les éditions de l’escampette ont entrepris de publier tout l’œuvre de bernard manciet (1923-2005). Voici Un hiver Un ivèrn (72 p., 12 e), l’un de ses derniers textes de ce grand poète, qu’il a lui-même traduit de l’occitan, le vingt-deuxième livre chez cet éditeur. Cela commence ainsi : «il semblait que la mer, cet après-midi, craquait encore du froid de la nuit.» «la mar que semblava, aqueth vèspe, com crascas enqüèra de la torrada fina de la nueit.» LE pROFESSEuR DE RhÉtORIquE L’effroyable crime des sœurs papin F rédéric Chauvaud, historien de la justice criminelle, raconte à travers son ouvrage, L’effroyable crime des sœurs Papin, l’histoire du double homicide de Mme Lancelin et de sa fille Geneviève, au Mans le 2 février 1933. Ce récit cherche à retracer le plus fidèlement possible cette affaire grâce à une documentation riche et variée : dossier d’instruction, correspondance du parquet, dossier du greffier... L’auteur se livre à un exercice délicat dans le cadre de la collection «L’histoire comme un roman» en narrant de manière détaillée cet épisode dramatique sans utiliser d’appareil critique. Cet événement particulièrement violent (lacérations, démembrements, énucléation…) a dépassé l’intérêt local faisant de ces meurtres un sujet de discussion national. Plus que le récit d’un fait divers, ce livre est une fresque historique qui décrit et analyse une partie de l’histoire de la psychiatrie et de la prise en charge des malades, les structures sociales, les procédures d’enquête et de justice, le fonctionnement et le rôle de la presse ainsi que la place de la rumeur et des représentations collectives. C. C. L’effroyable crime des sœurs Papin, Larousse, 239 p., 18 e. Marie-Hélène Renoux mêle, au travers de son récit, considérations philosophiques et réflexions littéraires par un dialogue incertain entre trois entités : un certain Vico, spécialiste du philosophe Giambattista Vico, la narratrice et son compagnon. Le texte délivre en filigrane le cheminement des idées ainsi que la vie du penseur du début du xviiie siècle. mais, loin de pures considérations métaphysiques, l’œuvre est parfaitement ancrée dans la réalité par les questions que se pose la narratrice au détour de ses expériences. Le récit est parfois simplement esquissé : «la phrase hésite». son écriture parfois saccadée ne dissimule pas les difficultés rencontrées pour trouver les mots justes «dis-moi que ça va, dis-moi que la phrase ici même fonctionne, dis-moi que l’écriture a bel et bien commencé». avec naples comme toile de fond, ces 56 séquences poétiques de forme brève (d’une ligne à une page) délivrent les «couleurs» d’un temps, d’un lieu, d’une idée. De plus, le thème d’artémis et Hippolyte revient de manière récurrente afin de rappeler peut-être au lecteur que la femme aimante en proie aux doutes et aux incertitudes reste un sujet universel. la littérature apparaît alors comme le remède «à la douleur de toute séparation». C. C. Le Professeur de rhétorique, mariehélène renoux, cheyne, 72 p, 15 e. ■ L’ActuALité Poitou-chArentes ■ n° 89 ■ 115 livres JAcoB LAmBertz un homme du temps L ’association d’un universitaire spécialiste de l’histoire des climats, Emmanuel Garnier et d’un médecin passionné par la figure de Jacob Lambertz, Frédéric Surville (1733-1813), ainsi que la participation de nombreux historiens et érudits a permis la réalisation d’un ouvrage commenté sur le Journal de ce négociant rochelais. Si quelques extraits du Journal avaient déjà été publiés en 1941, aujourd’hui il fait l’objet d’une transcription intégrale. Celui-ci est passé de mains en mains avant de rentrer dans les collections publiques lors de l’achat d’une collection privée en 1933. Il est désormais conservé aux Archives dépar- tementales de Charente-Maritime dans la série E (archives privées). Ce «trésor» se composait de quatre volumes, le premier relatant les faits de 1777 à 1783 a disparu de la circulation suite à l’achat des biens de Lambertz par son beau-frère. Le premier volume demeure introuvable. Emmanuel Le Roy Ladurie, père fondateur de ce type de recherches, membre de l’Institut, professeur émérite au Collège de France, qui préface cet ouvrage, assure que celui-ci «ne manquera pas de faire date car il touche aussi bien l’histoire climatique qu’à l’histoire sociale, politique, culturelle et économique». De manière quasi quotidienne, Jacob Lambertz de janvier 1784 à décembre 1801 relève températures, niveaux calorifiques et pressions, et les compare aux variations des prix agricoles (qu’il relève aussi d’ailleurs !). Cet homme des Lumières a donc compris dès le xviiie siècle les interactions existant entre manifestations naturelles, variations des cours et humeurs sociales. Cet ouvrage retrace la vie de cet homme, son environnement (économique et commercial, social, religieux…) ainsi que sa passion pour la météorologie. Il note des catastrophes naturelles et humaines telles que l’irruption en 1783 du volcan islandais Laki et ses conséquences, ou encore les inondations de 1788 qui ne sont pas sans rappeler les événements récents de Xynthia. C. C. Climat et révolutions, «Autour du Journal du négociant rochelais Jacob Lambertz (1733-1813)», sous la direction d’emmanuel Garnier et Frédéric surville, Le croît Vif, 574 p. 35 e. Géographiques E ntre réflexions théoriques, images poétiques et jeux de mots, Géographiques fait voyager le lecteur à travers les paysages et «climats» de la France tout en se rapprochant régulièrement du PoitouCharentes. Le récit mené par un narrateur omniprésent –«Je lis. Je vous fais à voix haute la lecture d’un paysage» – cherche à rapprocher science et poésie. Détenteur de théories de l’esthétique, il rappelle que de la boue peut être fait de l’or. Auteur tiraillé entre précision technique et esthétisme des mots et des images, il évoque les «peaux blanches émaillées de taches de roux» pour donner à voir les sols gelés de l’hiver. Bertrand Redonnet, loin d’être enfermé dans les carcans rigides de l’érudition, sait aussi faire rire son auditoire. Par des enfilades de mots aux sonorités proches, – «Finalement, vous êtes un rural isolé dans un monde organisé principalement de ses cités. De cécité» – ou des références aux conflits ancestraux qui opposent Anglais et Français, l’auteur rit des ridicules de la société mais rend aussi hommage à sa région natale. Dialogue entre poète, géographe, climatologue et bien d’autres représentants des sciences, ce texte hybride convoque des auteurs et des théoriciens ancestraux (Pascal, Sénèque, Montesquieu, Mallarmé, Eluard…) par un travail sémantique et étymologique – parfois redondant : «grec helléniste» (hellénistique ?). Le temps d’une lecture, le poète nous invite donc à une promenade littéraire et paysagère inattendue. Charlotte Cosset Géographiques, Bertrand redonnet, Le temps qu’il fait, 91 p., 15 e. 116 ■ L’ActuALité Poitou-chArentes ■ n° 89 ■ livres Doris LessinG C’est ainsi qu’un jeune noir du zimbabwe… D oris Lessing soulève un paradoxe étonnant : comment se fait-il que les habitants du Zimbabwe demandent des livres alors qu’ils manquent de tant de choses apparemment bien plus importantes ? Comment expliquer cette attirance, ce besoin de lire alors que des manques plus pressants nécessiteraient d’être satisfaits ? Plus qu’un témoignage sur la pauvreté et ses conséquences, cet ouvrage, pour la première fois traduit en français par Isabelle Reinharez, pose de réelles questions politiques et philosophiques. Pourquoi est-il si difficile d’aider matériellement les pays pauvres ? L’auteur ne cache pas une légère antipathie vis-à-vis d’un libéralisme forcené qui profite des besoins de populations en difficulté (notamment par des droits de douane excessifs). Plus encore, elle met en évidence la naïveté (certainement voulue) qu’ont des États occidentaux à envoyer livres et matériels scolaires dans des parties du monde où l’acheminement traditionnel par la route est impossible. L’auteur relève en parallèle le manque d’intérêt croissant pour la lecture dans les pays «développés» tels que l’Angleterre. Surtout elle dénonce les politiques culturelles occidentales qui disent donner les moyens à leurs enfants de se cultiver en Les impactites de Rochechouart payant des ordinateurs et des connexions internet alors que les «classiques» ne sont plus lus. La culture réside-t-elle uniquement dans des moyens technologiques et de communication ? Les jeunes lisent mais quoi ? Les best-sellers. Faut-il se dire alors que le niveau de connaissances littéraires est moindre qu’il y a cinquante ans ? Il semble que non. Doris Lessing ne tombe pas dans la litanie du «avant c’était mieux». En effet, elle note que la littérature n’a toujours été développée que dans des cercles restreints. Mais elle affirme que cette connaissance devrait devenir un fonds patrimonial inconscient. Même si elle ne peut apporter de réponses, elle pose des questions fondamentales quant aux besoins de lire. Qu’apporte la lecture ? Pourquoi dans des civilisations qui n’ont pas accès à la culture le livre est un objet sacré et ressenti comme essentiel à leur développement ? Alberto Manguel, dans sa postface présente Doris Lessing, prix Nobel 2007, qui œuvre depuis de longues années pour l’égalité : anticolonialiste, anti-apartheid, féministe. Il rend hommage à cette «militante» pour qui «être lecteur est une prise de pouvoir». Charlotte Cosset C’est ainsi qu’un jeune noir du Zimbabwe a volé un manuel de physique supérieure, Doris Lessing, L’escampette éditions, 67 p., 12 e. E Mur de maison à Rochechouart avec impactites. n se promenant dans Rochechouart, près de Confolens, on observe des maisons en pierres très colorées. Elles sont les témoins du passé mouvementé des environs. François Kraut, géologue, découvre en 1969 l’origine de la formation des roches : un astroblème, un cratère fossile d’impact de météorite, le plus grand de la métropole française. Claude Marchard, un des fondateurs de l’association Pierre de Lune qui valorise le «Pays de la météorite» explique la formation du cratère dans son livre Les Impactites de Rochechouart (Geste éditions, 150 p.,19,90 e). La météorite d’un diamètre de 1,5 km s’introduit dans l’atmosphère au Trias à une vitesse de 20 km/s ce qui crée une onde de choc creusant le futur cratère. L’impact se produit. Instantanément la météorite se sublime : elle passe de l’état solide à l’état gazeux. L’énergie cinétique, permettant à la météorite de se déplacer, se transforme en énergie mécanique, creusant un peu plus le cratère, et en énergie thermique. La chaleur et la pression vont modifier les roches terrestres pour créer de nouvelles roches appelées impactites. Au Jurassique, la mer recouvre le site d’impact et les sédiments se déposent dans le cratère. Lorsque la mer se retire à la fin du Crétacé, le site est enfoui sous les sédiments, et seule l’érosion permettra de révéler des reliquats d’impactites. Ce sont des roches faciles à travailler, les habitants s’en sont donc servis pour construire leurs maisons, le château, des fontaines et des tombeaux. Le cratère a un diamètre d’une trentaine de kilomètres. En fonction du degré de pression et de température qui régnait dans les différents lieux du cratère, les impactites n’ont pas la même couleur. Ainsi du centre à la périphérie de l’impact on retrouve des impactites jaunes, rougeâtres, violacées ou bleutées dans les villages comme Le Breuil et Baubadus ; à Chassenon, les impactites appelées sévites sont vertes ; à Vayes enfin, ce sont des sévites rouges. Ces constructions permettent d’observer de près des roches vieilles de 214 millions d’années et l’ouvrage de Claude Marchard guide le promeneur dans sa visite. Elsa Dorey J.-L. T. ■ L’ActuALité Poitou-chArentes ■ n° 89 ■ 117