publics observatoire régional de l’environnement s ans connaître mais surtout sans faire connaître le patrimoine naturel, il ne sera possible ni de le gérer ni de le protéger. L’Observatoire régional de l’environnement (ORE) Poitou-Charentes s’est créé à l’initiative de l’Etat, du Conseil régional et des associations de protection de l’environnement afin que chacun prenne en compte et comprenne les enjeux liés à l’environnement et à la biodiversité. Il assure des missions d’intérêt général liées à l’information des publics et à l’aide à la décision. Une équipe de 15 personnes anime un réseau d’environ 150 acteurs dans toute la région. Le point fort de l’Observatoire : ses sites internet, véritables interfaces des informations sur l’environnement en PoitouCharentes. «Nous voulions faciliter l’accès de tous les citoyens à l’information du patrimoine naturel régional. Ce n’est pas seulement un catalogue de données ou un inventaire des espèces présentes dans la région mais c’est aussi un outil qui permet de mieux comprendre les enjeux actuels de la biodiversité remarquable ou commune et d’impliquer chacun dans sa préservation», précise Romain David, chargé de mission et responsable du patrimoine naturel de l’observatoire. Le site portail rassemble des données régionales déjà existantes et des documents élaborés avec les membres du réseau. La cartographie dynamique est un des précieux dispositifs récemment mis en place qui permet de repérer une ou plusieurs informations sur la carte de la région : Znieff, biotopes, réserves naturelles, arbres remarquables, répartition de la plante invasive l’ambroisie, etc. Le site invite également l’internaute à participer à l’observation de la nature qui l’entoure. «Si par exemple vous avez vu un papillon rouge foncé avec sur chacune des ailes un ocelle bleuté, c’est un paon du jour et vous pouvez faire partager cette information en la saisissant en ligne.» H. R. www.observatoire-environnement.org lunaria libella végétaux virtuels ecoLe De LA Mer sensibiliser tous les publics à la biodiversité l ’Ecole de la mer, centre de culture scientifique issu d’un partenariat entre la Région Poitou-Charentes et l’Aquarium de La Rochelle, développe quatre axes de travail : la pédagogie, la diffusion et la valorisation de la culture scientifique, le soutien à la recherche et la sensibilisation à l’environnement. Présidée par Isabelle Autissier, l’Ecole de la mer gère deux salles d’exposition au sein de l’aquarium, l’une consacrée à l’estran et à l’ostréiculture, l’autre est un espace récemment réaménagé sur la biodiversité marine. «Les visiteurs sont très intéressés, dit Isabelle Landriau, titulaire d’un doctorat en biologie marine et directrice de l’Ecole (Espace de culture océane du littoral et de l’environnement), c’est un thème dont ils entendent très souvent parler. Nous avons conçu cet espace pour qu’il soit accessible à tous, y compris aux très jeunes enfants, grâce à des animations ludiques et interactives. Sensibiliser tous les publics à la faune et à la flore marine fait partie de nos missions.» J. R. tél. 05 46 50 30 30 www.ecoledelamer.com la cabane sous la mer, Aquarium de La Rochelle. Photographe au service de l’Inventaire des monuments historiques, Raphaël jean est passionné par l’image virtuelle en 3D qui permet notamment de reconstituer des objets et des sites. maîtrisant bien le logiciel X Frog, il crée des plantes virtuelles imaginaires imprimées sur papier végétal. Formes qui suscitent l’intérêt de botanistes chevronnés. A découvrir à Coulon, au CCAS, à la mijuillet, puis chez jasmin Citronnelle à Poitiers à partir du 15 septembre. herBiers historiques Lanceau Labat la faculté des sciences de l’Université de Poitiers a réussi à conserver des herbiers historiques – certains datent de la fin du xviiie siècle – malgré la fragilité de ces pièces et l’absence de locaux ad hoc pour les entreposer. Certains ont été exposés à l’Espace mendès France en 2004 dans l’exposition «l’aventure végétale». le plus ancien a été constitué par jacques Amable Nicolas Denesle, directeur du jardin botanique en 1787 qui ouvrit un cours public et gratuit durant la Révolution française. Parmi ses élèves, il y eut un authentique «souspréfet aux champs» Charles-louis Delastre (1792-1859) qui publia la première Flore de la Vienne en 1842. ci-contre, page de l’herbier delastre. photo Marc deneyer. 8 ■ L’ActuALité Poitou-chArentes ■ n° 85 ■