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ners sur le port de La Rochelle pour récupérer et recycler les piles usées des plaisanciers. L’opération a connu un tel succès qu’elle est étendue aujourd’hui à tout le département. D’autres initiatives sont actuellement en cours. La Charte du plaisancier-citoyen, affichée sur tous les pontons du port de La Rochelle, propose à chacun de s’impliquer par des gestes simples, au quotidien : tri des déchets à bord et recyclage à terre, utilisation de produits biodégradables, consommation raisonnée en eau douce, respect de l’environnement, de la faune et de la flore. «Nous lançons actuellement une opération Halte aux sacs plastiques sur l’île de Ré, que nous envisageons d’étendre ensuite à toute la région. Pour cela, nous mettrons à la disposition du public, gratuitement, des sacs en amidon de maïs qui présentent l’avantage de se dégrader rapidement – la durée de vie d’un sac plastique étant de 400 ans !» En parallèle, l’association Echo-Mer mène une enquête sur l’agglomération de La Rochelle afin de recenser l’ensemble des pollutions générées par les chantiers navals et les bateaux au port. Elle prévoit, sur la base de cette étude, d’organiser une concertation entre les différents acteurs – le public, les industriels, les politiques – afin de les sensibiliser au problème et de les inciter à s’impliquer, en recherchant ensemble des solutions alternatives pour limiter la pollution et améliorer la gestion des déchets toxiques. «Nous sommes également intervenus cette année à l’occasion du Grand Pavois pour initier le tri sélectif des déchets sur le site de la manifestation. Et même si nous n’avons pas réussi à obtenir que tous les déchets soient recyclés, nous avons contribué, et c’est l’essentiel, à impulser la dimension environnementale.»
Mireille Tabare
Echo-Mer : 1, rue de l’Echelle Chauvin 17000 La Rochelle – echomer.free.fr
Soyez éco-marins ! C
réée à La Rochelle en 2001 pour promouvoir une attitude éco-citoyenne auprès des usagers de la mer, l’association Echo-Mer a réussi, au travers d’actions concrètes, menées rapidement et avec peu de moyens, à faire la preuve de l’efficacité et de la pertinence de sa démarche. «J’avais navigué pendant des années et profité en toute insouciance des richesses de l’océan, explique David Beaulieu, fondateur de l’association. Un jour, j’ai pris conscience de l’écho de la mer, je me suis interrogé sur ma propre responsabilité en tant qu’usager du milieu maritime et j’ai décidé de m’impliquer.» Plaisance, pêche, tourisme littoral, construction navale, toutes ces activités génè-
rent quantités de polluants et déchets toxiques ou non biodégradables, qui interviennent pour une part majeure dans la pollution générale, et la mer ressemble de plus en plus à une vaste poubelle. «Informer le public, proposer des actions pour réduire les nuisances, faire que chacun se sente concerné et s’implique, par des actes simples mais volontaires, dans la préservation de l’environnement maritime, tel est l’objectif de l’association. Selon le principe penser global, agir local, nous voulons faire la démonstration qu’en étant déterminés et en retroussant ses manches, il est possible d’obtenir rapidement des résultats. Par exemple, nous avons proposé il y a deux ans d’installer des contai-
Abdelkrim Kallouche
LES ENJEUX DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
L’Espace Mendès France organise, en collaboration avec l’Iriaf de l’Université de Poitiers (Institut des risques industriels, assurantiels et financiers) et le CNRS, des journées de réflexion sur le développement durable. Que signifie exactement ce concept ? Comment le développement durable peut-il être incarné collectivement et individuellement ? Qu’est-ce que le
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principe de responsabilisation ? Ces questions, parmi bien d’autres au cœur de ce débat international, appellent également à une réflexion sur la place des sciences dans la société, sur le décloisonnement des connaissances et la pratique de la complexité. C’est l’objectif de ces journées, dès le 24 octobre, avec notamment la participation d’Edgar Morin. Les suivantes auront lieu le 2 décembre et, en 2004, les 13 janvier, 23 mars et 14 mai. Anne.bonnefoy@pictascience.org
CENTRE INTERNATIONAL DE LA MER
L’exposition sur le cap Horn, à la Corderie royale de Rochefort, est prolongée jusqu’au 16 novembre. Confiée à Marine Rocher, la prochaine réalisation du CIM, «Peurs bleues, prendre la mer à la Renaissance», sera visible à partir du 29 novembre. Tél. 05 46 87 01 90
s L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES s N° 62 s
FIGURE IMPOSÉE 2
«Je cherche toujours à capter dans le paysage les signes d’ouverture, de grandeur, de noblesse ou les plus susceptibles de permettre à l’âme humaine de s’élargir, ou du moins d’y trouver place», affirme Marc Deneyer (L’Actualité, hors série déc. 2002). A Melle cet été, puis à Thouars, deux expositions ont permis de découvrir ses photographies de paysages en Deux-Sèvres (réalisées avec le soutien du Conseil général). Une nouvelle série sur le pays thouarsais est exposée à la chapelle Jeanne d’Arc, à Thouars, du 8 novembre au 14 décembre.
Pour l’homme des bois
este éditions inaugure une nouvelle collection consacrée aux milieux naturels de la région. Le premier volume a été confié au forestier-écologue Alain Persuy dont le Guide de la forêt en Poitou-Charentes livre un tableau pluridisciplinaire du massif. Au sommaire : un petit traité de sylviculture (pour se convaincre que l’homme a plus besoin de la forêt que l’inverse), les milieux naturels associés à la forêt (parce qu’en lisière, il y a des G coteaux, des landes, des friches, des mares, des tourbières), les boisements des bords de cours d’eau (quelques pas sous la ripisylve), la vie de la forêt (végétaux, petites bêtes, oiseaux, mammifères), les actualités de la forêt (un chapitre complet est consacré aux enjeux de l’écocertification forestière), les «hommes des bois» et leurs structures (organismes et histoire de la gestion forestière en France), la forêt en Poitou-Charentes et Vendée (un survol des rivages aux confins montagnards). En toute fin d’ouvrage, un index des massifs, un petit glossaire et une biographie. Même s’il est l’excellent prolongement d’une balade en forêt, cet ouvrage ne trouvera pas forcément sa place dans la sacoche du promeneur. Richement illustré de photos et aquarelles, l constitue moins un imagier qu’un geste foncièrement militant. S’autorisant, en conclusion de plusieurs chapitres, des recommandations pour une meilleure gestion forestière, Alain Persuy n’hésite pas à bousculer les idées reçues. Il n’hésite pas, par exemple, à revendiquer le maintien des arbres morts au cœur des massifs, la réhabilitation des tourbières ou l’entretien des landes par pâturage.
Emmanuel Touron
Geste éditions, 160 p., 25
Marc Deneyer
PETITE HISTOIRE DE VILLES
En une centaine de pages, les auteurs sollicités restituent, avec concision, origine, développement et aventures humaines qui forgent le destin des cités. Deux ouvrages consacrés à Saintes et à Niort viennent de paraître. Dans Petite histoire de Saintes, Henri Texier retrace l’importance de l’ancienne capitale d’Aquitaine, de la conquête romaine au XXe siècle, où Fernand Chapsal «fit entrer Saintes dans l’ère de la modernité». Auteur de Petite histoire de Niort, l’historien Christophe Belser cerne les mérites de la ville qui sut, à toutes époques, «forcer son destin de cité libre» et gagner une image nationale ancrée dans sa réussite économique qui fait d’elle aujourd’hui «la capitale des mutuelles». G i este éditions, 112 p., 8,84
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ÉMONS ET ENFER
Dans la série «en 30 questions», l’historien Gwenaël Murphy raconte Les possédées de Loudun. Jeanne des Anges, la mère supérieure du couvent des Ursulines, accuse le curé Urbain Grandier d’être un envoûteur. Il finira brûlé vif en 1634. Une affaire qui mêle religion, superstition, politique et argent. Dans la même série, signalons L’extrême droite en France, de Christophe Belser. D Geste éditions, 64 p., 8
GÉRARD LANCEREAU – BÉNÉDICTE MEYNIEL
Grand prix public de l’architecture S
’inspirant du principe du prix du Livre Inter, le ministère de la Culture et Radio France ont organisé cette année le Prix public de l’architecture. Dans cinq catégories – maison, immeuble, espace commercial/lieu de travail, espace urbain, équipement public –, 450 réalisations ont été sélectionnées en France et soumises au vote du public via Internet (aimerlarchi.culture.fr) et la presse locale. Le résultat est étonnant : plus de 53 000 personnes ont participé. Ensuite, un jury de 8 auditeurs de France Info, présidé par Nathalie Baye, s’est prononcé sur les 90 réalisations totalisant le plus de suffrages. Un grand prix revient à Gérard Lancereau et Bénédicte Meyniel, architectes instalMichel Denancé
plus vaste, d’environ 30 m2, intégrant la cuisine. Car, le mode de vie a changé. La séparation par une cloison du séjour et de la cuisine est un modèle hérité de la bourgeoisie du XIXe siècle. Dans une époque où règne le culte de la maison individuelle,
nous avons voulu offrir la même qualité dans ces logements collectifs que dans une maison.» Et de saluer l’attitude éclairée de cet office d’HLM. D’autant que le mouvement HLM n’est plus aussi innovant que dans les années 1970. Gérard Lancereau espère que ce prix contribuera à réconcilier le public avec l’architecture et à réduire le «complexe provincial des élus». En effet, ce prix démontre que l’architecture de qualité n’est pas l’apanage des grandes agences parisiennes et des programmes prestigieux. «Une dizaine d’architectes vivant en PoitouCharentes jouissent d’une renommée nationale, précise-t-il. On ne le sait pas assez ici.» Un énorme travail de vulgarisation reste à accomplir, notamment en direction des maîtres d’ouvrages qui, la plupart du temps, n’émettent aucun désir architectural lorsqu’ils rédigent les programmes des concours. J.-L. T.
Sébastien Laval
lés à Poitiers, pour un immeuble de l’Office public d’HLM de la Charente construit en 1997, boulevard de la République à Angoulême. Soutenus par un rempart de la cité, 32 logements sont répartis en deux petits immeubles-villas séparés par une placette qui offre une transparence sur la vallée et distribue les accès aux halls et parkings. La plupart des logements sont traversant, c’est-à-dire donnant sur la façade sud et, au nord, sur la vallée et la ville basse. Les autres logements sont situés dans les angles. «Après discussion avec l’office, nous avons opté pour un plan ouvert dans les appartements, souligne Gérard Lancereau, ce qui permet de proposer aux habitants un séjour
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Michel Denancé
culture
e documentation-librairie, auditorium, espaces administratifs et petites surfaces de stockage ponctuel. Le Frac conservera, par ailleurs, ses réserves actuelles. Le projet – dont le budget s’élève à 1,4 millions d’euros – finalisé devrait être déposé, début novembre, auprès de la région maître d’ouvrage. «L’intérêt est bien sûr d’exploiter la dimension industrielle de la structure, ellemême saine en tous points. La principale difficulté sera de rendre le Frac visible», précise François Obrecht, directeur à la Région des lycées et des investissements. Le bâtiment élu ne dispose pas, en effet, de rez-de-chaussée donnant sur la rue. Jean-Marie Mandon a notamment transformé l’ancienne chocolaterie Poulain de Blois en Ecole nationale du paysage, une manufacture de Châtellerault en Ecole nationale du cirque et a installé, à Lyon, un multiplexe de cinéma dans une friche industrielle. Son parcours, ajouté à la sobriété de son travail, a convaincu le jury régional. A. D.
FRAC POITOU-CHARENTES
De l’hôtel Renaissance au grand magasin
J
ean-Marie Mandon, architecte parisien, a été choisi sur références parmi trois candidats finalistes, et après l’étude de 33 dossiers, pour procéder à la transformation des nouveaux locaux qui doivent accueillir le Fonds régional d’art contemporain (Frac) Poitou-Charentes au printemps 2005. Lequel est aujourd’hui à l’étroit dans un hôtel Renaissance d’Angoulême. Le futur espace, entrepôt de béton et de fer, situé au cœur de la ville, comptera quelque 2 000 m2 utiles qui se partageront en lieux d’exposition, centre
PALACES
Simon Hureau raconte ses pérégrinations au Cambodge, qui n’ont rien d’un voyage touristique 3 étoiles. Ce jeune inconscient risque sa vie sur les pistes caillouteuses, au bord des rivières infestées de crocodiles, et dans les temples abandonnés aux âmes errantes des crimes de Pol Pot.
Ld. Ego comme x, 152 p., 28 E
MORVANDIAU AU FEU ROUGE
A Poitiers, la librairie-galerie du Feu rouge s’installe au centre-vile, entre la médiathèque et l’hôtel Fumé, au 15, rue Descartes. Haut lieu de la BD indépendante, cet espace s’ouvre avec une exposition autour de l’œuvre de Morvandiau: «Il ne nous reste qu’un trimestre pour redresser la situation». Tél. 05 49 00 40 96 Lefeurouge.com
ES ENJEUX DE L’ANIMATION
Le 5e Forum international des technologies de l’animation se déroule du 13 au 15 novembre à Angoulême. Organisées par Magelis et soutenues notamment par le Centre national de la cinématographie, ces rencontres professionnelles (cinéma, Internet, jeu vidéo, télévision) s’intéressent à l’évolution des modes de production. Vingt intervenants, venus de la recherche, de l’industrie ou de la création aborderont plusieurs thèmes : «La situation de la 2D aujourd’hui», «L’animation de personnages en 3D», «Vers une chaîne de production 2D tout numérique», «Les défis de la 3D européenne». En fin de forum, seront présentés le making of et les particularités techniques du film Finding Nemo, dont la sortie en salle est prévue le 26 novembre.
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Raoul Hausmann, dadaïste en Limousin
l’instar de bon nombre d’artistes d’avant-garde, le dadaïste Raoul Hausmann quitte l’Allemagne en 1933. Il se réfugie à Ibiza, Zurich, Prague, puis à Paris en 1939. La menace de la guerre et le hasard le conduisent en Limousin, à Peyrat-le-Château. Quelques mois après la Libération, il s’installe à Limoges avec «la ferme intention d’en partir au plus vite». Il y restera jusqu’à sa mort, en février 1971. Dans un ouvrage bien documenté, Raoul Hausmann. L’isolement d’un dadaïste en Limousin, la jeune historienne Delphine Jaunasse s’attache à déterminer les implications de cet isole-
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ment dans la vie et la démarche de l’artiste, toujours à l’écoute du monde. S’il s’intègre à la vie culturelle locale par le biais de modestes expositions collectives ou personnelles, il n’en demeure pas moins «un expulsé de France en France». Sa première exposition nationale a lieu en… 1974. Ses premières rétrospectives se sont tenues dès 1967 à l’étranger, puis en France, en 1986, au Musée de Rochechouart, en Haute-Vienne, qui, depuis, constitue l’un des fonds les plus importants consacrés à cet artiste majeur. D. T.
Ed. Pulim (Presses universitaires de
d imoges), 230 p., 23 L
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