Ci-contre : L’épitaphe de Rodbertus, provenant de Saint-Hilaire-le-Grand à Poitiers (coll. musée Sainte-Croix) et datée de la deuxième moitié du XIe
siècle, appelle le lecteur à prier
pour le salut de son âme. Ci-dessous : A l’hypogée des Dunes de Poitiers, petit monument funéraire du haut Moyen Age, l’abbé Mellebaude maudit celui qui oserait porter atteinte à l’édifice abritant sa sépulture.
Epigraphie poitevine A côté des documents sur parchemin, le Moyen Age a laissé des écrits sur bien d’autres supports : pierre, métal, textile, bois, fresque, mosaïque… Ces textes peuvent être de nature variée, allant de la dédicace d’église à la signature d’artiste en passant par l’inscription funéraire. Ils nous renseignent sur l’histoire culturelle, religieuse, sociale, voire politique ou économique d’une région. Ce sont eux que, depuis 1969, l’équipe d’épigraphie du CESCM recense, étudie et publie dans une collection, le Corpus des inscriptions de la
France médiévale, qui compte aujourd’hui 22 volumes et couvre plus de la moitié du territoire français.
Christian Vignaud - Musées de Poitiers
Ci-dessus : A Civaux, l’épitaphe d’Aeternalis et Servilla, ornée d’un chrisme, atteste de l’implantation du christianisme en Poitou dès le IVe
siècle.
s L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES s N° 61 s
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