métiers
Remue.net Aubin-Euronumérique Du livre imprimé au livre électronique
François Bon anime remue.net, le site de littérature qu’il a créé en 1997. Des milliers de pages, un vrai atelier où l’on déniche des textes inédits, un bulletin, des liens, des expériences, des ressources, des amis artistes… et des cris comme celui-ci : «Pendant que les trois livres majeurs de Danielle Collobert, disparue en 1978, restent scandaleusement non réédités en France, la traduction de Il Donc s’impose depuis mai 2000 comme un must à New York.» Donc, un site vivant, polémique, généreux, utile. Sur la question d’Internet et du copyright, voici des extraits de sa réflexion, glanés sur le site : «Internet est un fait accompli. Ne pas y être présent avec nos recherches, nos ateliers personnels, nos textes, serait une condamnation à court terme, non pas pour nous personnellement mais simplement pour la vie culturelle, et peut-être, un peu plus largement, pour la place même de notre langue. Quiconque a fréquenté ces temps-ci, en France ou ailleurs, les salles informatiques en livre-service des universités, comprendra l’intérêt vital d’être à cet endroit dans le dialogue, dans les propositions de lecture. Il nous semble, à nous qui animons des sites littéraires, que ce n’est pas incompatible avec l’édition graphique, et qu’au contraire nous contribuons à maintenir vivant, subversif, l’engagement littéraire le plus ancien. […] Sur le site remue.net, une cinquantaine d’auteurs contemporains sont présents, incluant des extraits, des textes difficiles à se procurer, des entretiens. Si POL me demandait demain de retirer de mon site les extraits d’auteurs dont il détient le copyright, je fermerais tout simplement boutique : laquelle boutique ne vise qu’à faire connaître, librement, à temps et fonds perdus, ce qui moi m’excite esthétiquement. Quand me parviennent dans les mains, dérangeants, questionnants, les livres de Christophe Tarkos ou de Nathalie Quintane, j’en parle et je les cite sur mes pages, et si j’en faisais chaque fois la demande à POL, il me trouverait sans doute fatigant. Et une moitié seulement des 4 500 consultations mensuelles (33 000 pages ouvertes mensuellement) de remue.net proviennent de France.» J.-L. T.
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iscours alarmistes et scénarios eschatologiques se succèdent actuellement pour annoncer la fin du livre de papier. Qui oserait encore en douter ? Un étrange préfixe envahit tous les secteurs de notre vie quotidienne : tournez la page et jetez vos livres, le «e-book» est là. Le «tout numérique» inspire bien des craintes mais là où l’informatique réalise le virtuel, l’information virtualise le réel. De nouveaux supports sont d’ores et déjà en phase de gestation et le livre électronique, tel qu’on le connaît actuellement, semble condamné à l’obsolescence. Le battage médiatique autour du livre électronique et le millénarisme apocalyptique qui l’accompagne masquent les véritables enjeux de ce big bang cybertechnologique. Mastodonte de l’impression (370 employés et 250 MF de chiffre d’affaires annuel), Aubin a utilisé depuis 1901 toutes les techniques de l’imprimerie. Si l’ère du plomb, des linotypes et de la typographie
QUATRE ANNÉES DE PIERRE BARILLET
Potel et Chabot, Villeroy et Bosch, Roux et Combaluzier, Barillet et Grédy, il y a, comme cela, des couples indissolubles dont on se demande si ceux qui les composent ont une existence individuelle. Barillet et Grédy, eux, ce sont des auteurs de théâtre qui ont triomphé, sur le boulevard, à partir des années 50 avec une vingtaine de comédies, presque toutes des succès, comme Le Don d’Adèle, Fleur de Cactus, Quarante Carats, etc. Pierre Barillet vient de raconter dans Quatre années sans relâche (Editions de Fallois) sa jeunesse parisienne, entre 17 et 20 ans. Comment notamment il fit partie de l’entourage de Jean Cocteau, Charles Trénet, et bien d’autres artistes dont il trace les portraits. Intéressant certes, mais quel rapport avec notre région, nous direz-vous ? Il est très important, car les parents du jeune Barillet s’étaient réfugiés, dès 1940, dans une grande maison d’ArgentonChâteau où l’auteur revenait chaque vacances et d’où, surtout, il multipliait les envois de colis de victuailles à ses amis parisiens, Cocteau en tête. Ce qui était vital à l’époque. Ce témoignage de Pierre Barillet – qui, autre souvenir poitevin, échoua à sa première partie de bac à Poitiers, malgré le soutien de son maître Maurice Rat – confirme ce que l’on savait déjà par ailleurs : le monde était en guerre, la France saignée à blanc et, malgré tout, la vie artistique et théâtrale, dans Paris occupé, était intense… Claude Fouchier
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est belle et bien révolue, l’usage des rotatives offset demeure indispensable pour les gros tirages. Créé en 1995, le département Euronumérique se spécialise dans le traitement des données numériques et les techniques de pointe. Vitrine high-tech d’Aubin Imprimeur, cette nouvelle section se propose de décliner la même information (livre, document, annuaire) sur tous les supports existants : impression numérique sur papier, mise en ligne sur Internet, CD-Rom, et fichiers informatiques dédiés au livre électronique. Cette déclinaison multi-support ne correspond pas à une logique de remplacement mais à une volonté de diversification et de complémentarité. Quelles que soient les qualités avancées par les laudateurs du e-book (écran couleur à cristaux liquides, tactile et retroéclairé, réglage des contrastes et de la luminosité, facilité de navigation, capacité de stockage, modem intégré permettant de télécharger des textes sur le Web…), celui-ci n’a pas la moindre chance de se substituer au livre imprimé. Son application intéresse principalement certaines catégories professionnelles : juristes, médecins, métiers de l’information… Quant aux avantages de l’impression numériques (une seule ligne de production, pas de stock à gérer, facilité de mises à jour, haute résolution) elle ne se révèle compétitive que pour les petits et moyens tirages. Le CD-Rom et Internet offrent un nouveau rapport à la lecture sans pour autant pouvoir prétendre à concurrencer le livre. Les liens hypertextes modifient les possibilités de navigation au sein du texte. Quelques romanciers expérimentent des structures narratives arborescentes impliquant des modes de lecture non-linéaires et interactifs. La e-littérature sera hypertextuelle ou ne sera pas… On peut spéculer à loisir sur la fin du livre, la révolution numérique n’a pas encore renvoyé Gutenberg dans les oubliettes de l’histoire.
Boris Lutanie
www.euronumerique.tm.fr
Montmorillon : la Cité de l’écrit
Par Boris Lutanie Photo Sébastien Laval itué à proximité de la Gartempe, le quartier médiéval du Brouard a entièrement été restauré : une entreprise de très grande envergure principalement financée par le Conseil général de la Vienne et la ville. Il abrite une vingtaine de bouquinistes, calligraphes, enlumineurs, imprimeurs, sculpteurs, libraires spécialisés, relieurs, éditeurs et d’autres représentants des métiers du livre. Le lieu ne manque assurément pas de charme mais l’engouement escompté par ces professionnels du livre ne semble pas encore au rendez-vous. Qu’en est-il exactement ? Cette Cité de l’écrit ne s’apparente pas vraiment à un village du livre, à l’instar de Redu en Belgique ou Hay-onWaye au Pays de Galles. La gestion instituContact : tionnelle du projet ne satisfait pas toujours 05 49 83 03 03 www.citedelecrit.com les attentes des professionnels qui s’y sont
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installés. Si la logique du parc à thème correspond pleinement aux sites animaliers dans la Vienne (île aux serpents, château des aigles, vallée des singes), il n’en va pas forcément de même pour l’univers livresque. Les responsables de la Cité revendiquent quelque 120 000 visiteurs depuis l’inauguration, en juin 2000, mais certains libraires déplorent la quasi-absence d’amateurs de livres et de clientèle bibliophile. Ajoutons à cela, les départs de plusieurs professionnels, les querelles intestines, etc. Concevoir la cité comme un «biblioscope» a peu de chance de fonctionner et les départs risquent de se multiplier à l’avenir. Par exemple, il semble vain de contraindre, par une charte de qualité, ces professionnels à rester ouverts six jours sur sept, y compris en saison hivernale où la fré-
quentation s’avère quasiment nulle, hormis le week-end ! En outre le monde du livre exige des compétences spécifiques et une sensibilité littéraire certaine. Gageons toutefois que la qualité des professionnels investis dans ce projet prometteur renverse la tendance actuelle. Le 19 juin dernier se tenait le premier Salon de l’image et de l’écrit. En multipliant les a c t i v i t é s – ce que suggérait Régine Deforges, qui est à l’origine du projet – c’est-à-dire les salons, foire aux livres, accueils en résidence d’écrivains, animations, stages d’initiation aux métiers du livre destinés aux scolaires ou aux particuliers, et les expositions, la Cité devrait trouver un nouveau souffle. Alors n’hésitez plus : «Venez visiter la Cité de l’écrit et des métiers du livre.» s
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artisans d’art
Par Astrid Deroost Photos Sébastien Laval
Remonter le temps du papier
e fait que je sois devenu papetier, je crois que c’est le site qui en a décidé. Le moulin du Verger est un endroit fait pour fabriquer du papier et il en fabrique depuis 450 ans. Si cela avait été une ferme, je serais devenu paysan.» Jacques Bréjoux évoque son coup de cœur et désigne, des yeux, la bâtisse qui l’environne. L’édifice, restructuré au XVIIe siècle, niché dans la vallée des Eaux-Claires à Puymoyen, raconte à lui seul l’alliance de la fibre et de l’eau. Le labeur, aussi, que réclamait l’élaboration du papier fabriqué à la main, feuille à feuille. Devenu propriétaire du fonds en 1972, Jacques Bréjoux a souhaité développer cette production artisanale. «J’ai connu, avoue-t-il, les avantages et les inconvénients liés au fait d’être un autodidacte. «
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J’ai commencé par apprendre seul, dans les livres, puis en procédant par expérimentation et élimination. Aujourd’hui, on peut faire à peu près tous les papiers. Le seul obstacle serait le manque de curiosité.» Le catalogue du Moulin propose des
Jacques Bréjoux, papetier à Puymoyen en Charente : «En France, nous sommes sept à fabriquer le papier feuille à feuille, à la main.»
dizaines de papiers, à l’aspect, aux grammages et aux formats différents. Issus de pâtes faites à base de lin, de chanvre, de coton ou de bois, ils sont répartis en quatre grandes familles correspondant à des utilisations précises : papiers fantaisie avec inclusions de fleurs ou de paille (cartes de visite, faire-part...), papiers à usage graphique (dessins, aquarelles), fac-similés de papiers anciens destinés à l’édition, à la reliure, à la restauration d’ouvrages (du XIVe au XIXe siècle) et, enfin, papiers dits de recherche. Dans son atelier, Jacques Bréjoux met en effet au point des techniques innovantes de greffe ou de comblage de lacunes, travaille sur les couleurs, s’intéresse à la fabrication des premiers papiers. Et sa pratique, désormais rare, est indissociable de l’intérêt qu’il porte à l’histoire des hommes, à l’évolution des usages et des techniques. Le maître papetier transmet d’ailleurs ses connaissances, sous forme d’articles réservés aux revues spécialisées, ou lors des visites qu’il organise au moulin. Il explique alors patiemment la différence entre un vélin et un vergé, détaille le délissage (coupe des chiffons qui servent à l’élaboration de la pâte), raconte la qualité et la diversité des fibres... «Lorsque j’accueille le public, j’essaie de faire une présentation rigoureuse de l’ensemble du processus de fabrication, des points de vue historique et technique, précise-t-il. Je montre, sans fard, la totalité de la réalité. Le moulin n’est pas un musée, c’est un lieu dans lequel on travaille tous les jours.»
Jacques Bréjoux a publié dans La Gazette du livre médiéval, participe à des colloques et met ses connaissances à la disposition de tous sur www.moulinduverger.com. On y trouve également les modalités de visite.
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REPÈRES
«En 1656, 66 moulins sont dénombrés en Angoumois : 5 sur la Charente, 16 sur la Grande Boëme, 9 sur la Petite Boëme, 4 sur les Eaux-Claires, 3 sur la Touvre, 29 sur la Lizonne, affluent de la Dronne. Les mécanismes des moulins étaient entraînés par des roues hydrauliques utilisant la force de l’eau. L’eau était également indispensable à la fabrication de la pâte à papier, faite exclusivement de vieux chiffons. C’est pourquoi tous les moulins sont construits sur ou à proximité d’un cours d’eau. Le papier était fabriqué feuille à feuille, artisanalement au moyen d’une forme, châssis en bois en travers duquel sont tendus des fils de cuivre ou de laiton serrés les uns contre les autres et soutenus par de petites traverses en bois. La forme est plongée dans une cuve contenant la pâte à papier diluée dans de l’eau, et ramène, en remontant une certaine quantité de pâte sur la forme. Cette fine couche
de pâte est couchée sur un feutre et va former la feuille. L’ensemble des feuilles est pressé avec les feutres pour éliminer l’excédent d’eau et les feuilles sont séchées à l’air dans les étendoirs. [...] Au début du XIXe siècle, l’invention de la machine à fabriquer le papier en continu et les nombreuses améliorations qui lui
sont apportées provoquent, en Europe, une véritable révolution industrielle dans ce domaine d’activité.» Extrait de Une brève histoire du papier, par Denis Peaucelle, conservateur du Musée du papier Le Nil, Angoulême.
Reliure : la noblesse de la sobriété N
adine Dumain manipule avec précaution un livre oiseau, un petit ouvrage intime à l’ouverture volontairement réticente, un livre tiroir ou encore un livre blanc... aux pages bleu indigo. Une à une, les créations de l’ancienne élève de l’école Estienne rentrent dans d’élégantes boîtes cartonnées. «Dès 15 ans, j’ai voulu sortir du contexte scolaire classique. Je suis rentrée à l’école du livre et j’ai eu le coup de foudre pour l’atelier de reliure. J’ai toujours lu, dessiné, bricolé, fabriqué des objets. Cela correspondait totalement à certaines de mes aptitudes.» Après un cursus passionnant, et sept années passées dans un atelier parisien, Nadine Dumain a créé son propre atelier de reliure manuelle et de restauration à Puymoyen en Charente, dans l’enceinte du moulin du Verger. Avantage de l’expérience parisienne : la jeune femme a traité les ouvrages les plus divers, datés de tous les siècles. Elle a également appris à écouter le commanditaire d’une reliure ou d’une restauration, qu’il soit collectionneur privé ou conservateur de bibliothèque. «Il faut comprendre ce que les gens désirent ou les aider à exprimer ce qu’ils veulent, insiste-t-elle. Il n’y a pas deux livres équivalents, pas deux papiers semblables. Chaque bouquin a son histoire...» Pour ses créations, Nadine Dumain a forgé son style, optant le plus souvent pour la sobriété et les matériaux nobles. Aux incrustations et aux dorures, elle préfère le travail de la forme. Ainsi de cette reliure de cuir noir, bombée et arrondie, qui repose sur la “gouttière” et semble donner des ailes aux Oiseaux de SaintJohn Perse. Elle aime aussi détourner ou accentuer les éléments fonctionnels du livre : fermoirs, coutures sur nerfs... La structure est source d’esthétique. «Mais ce sont encore des livres. Le relieur doit protéger le livre et le livre est là pour protéger les pages», argumente l’artisan. Dans l’atelier de Puymoyen, les livres anciens restaurés côtoient des coffrets et des ouvrages d’aujourd’hui. «Tous les travaux sont gratifiants», souligne Nadine Dumain en vantant le charme simple d’un habillage de toile et de papier.
Nadine Dumain et Jacques Bréjoux, Moulin du Verger, 16400 Puymoyen. Tél. 05 45 61 10 38
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artisans d’art
Restaurer l’histoire du livre
laude Benoist, installé depuis 1979 à Ménigoute, pratique trois activités complémentaires : la reliure, la restauration de livres anciens et la numérisation d’ouvrages. La réparation réclame, entre autres, une totale maîtrise de la reliure. La reliure utilise le numérique à des fins créatives (maquettes de couverture). Enfin, la numérisation permet de conserver des volumes entiers (documents écrits et graphiques) et d’assister le geste réparateur. Plutôt destiné au métier d’ingénieur, Claude Benoist a changé de voie alors qu’il faisait son service militaire. Littéralement happé par l’atelier d’imprimerie et de reliure existant au sein de l’armée, le jeune homme s’y formera et s’imaginera un avenir fait d’indépendance et de livres. «J’ai choisi ce métier par amour du livre, il a toujours été pour moi une manière de m’échapper, constate-t-il. Ce qui est merveilleux dans la restauration de livres anciens, c’est de découvrir comment un ouvrage a été fait. De le décrypter, d’aller y chercher ce qu’on veut y trouver.» Façon, selon les siècles, d’organiser la pensée, de la restituer, de la propager ; techniques de fabrication réversibles ou irréversibles ; papier artisanal ou industriel ; relation contenant-contenu ; âge de l’objet... Claude Benoist examine chaque page avant d’envisager, avec le conservateur ou le particulier, l’intervention idéale : «En restauration, j’estime que j’ai affaire à un objet archéologique. Il ne faut pas cacher la vérité, le fait, par exemple, qu’un livre ait subi
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des accidents. Il convient de trouver l’équilibre : respecter l’histoire, l’intégrité de l’objet sans oublier que l’objectif est d’en faire un ouvrage fonctionnel destiné à vivre le plus longtemps possible.» Si l’artisan aime analyser le livre ancien, il se plaît aussi à relier des ouvrages qui ne l’ont jamais été.
A imaginer des formes en harmonie avec les mots. «Un livre broché est un livre en attente», glisse-t-il, tout en regrettant la rareté de la commande publique dans le domaine de la reliure. Ses créations «toujours à base de cuir», associé à d’autres matériaux, témoignent pourtant d’un savoir-faire contemporain. Signe des temps, la qualité première du relieur qui est de «donner une unité» commence à s’appliquer au CD-Rom, objet hybride par définition. Avec la numérisation des ouvrages et des images, Claude Benoist complète sa fonction de protecteur du livre. Parfois des ouvrages fragiles, rarissimes, ou des documents de très grand format sont ainsi saisis en haute définition et convertis, par exemple, en CD-Rom. Une nouvelle reproduction rend de la sorte un patrimoine exceptionnel accessible au plus grand nombre. s
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LARGO
Les éditeurs en Poitou-Charentes
s CHARENTE
DU LÉROT EN MARGE
Littérature Paul Aubry-Lecomte 71, avenue de Saumur 86170 Blaslay 05 49 51 13 39
LA LICORNE
Littérature Jean Paul Louis - Tusson 16140 Aigre 05 45 31 71 56
LE TEMPS QU’IL FAIT
Littérature Monique Vernhes 52, rue de la Fée-au-Bois 17450 Fouras 05 46 84 48 50
GROUPEMENT D’ÉTUDES RÉTAISES
Littérature Dominique Moncond’huy Maison des sciences de l’homme et de la société 99, avenue du Recteur-Pineau 86022 Poitiers Cedex 05 49 45 32 10
MICHEL FONTAINE
Littérature Marie-Claude Rossard 31, rue de Segonzac 16100 Cognac 05 45 35 08 17
PLEIN CHANT
Régionalisme Jacques Boucard 15, rue du 14-juillet 17740 Sainte-Marie-de-Ré 05 46 30 20 90
L.O.C.A.L.
Régionalisme 12, rue Eugène-Chevreul Z.I. République II 86000 Poitiers 05 49 58 13 66
ASSOCIATION ORCADES
Littérature Edmond Thomas Bassac 16120 Châteauneuf-sur-Charente 05 45 81 93 26
BRUNO SÉPULCHRE
Régionalisme Gérard Chagneau 5, rue de la République B.P. 84 17310 Saint-Pierre-d’Oléron 05 46 47 16 01
OCÉANES
Route départementale dans le marais de Saint-Agnant, photo Sébastien Laval.
Développement et Environnement Benoît Théau 12, rue des Carmélites 86000 Poitiers 05 49 41 49 11
PARÉIASAURE THÉROMORPHE
Régionalisme Bruno Sépulchre 7, rue de la Cassette 75006 Paris 01 45 44 15 14 33, rue du Chail 16200 Jarnac 05 45 81 07 36
LE CROÎT VIF
Littérature Marie-José Boutinot Rue Saint-Nicolas 17650 Saint-Denis-d’Oléron 05 46 47 90 13
LE QUARTIER LATIN
ÉDITIONS PATRIMOINES ET MÉDIAS
Régionalisme Louis Blais Impasse Guerry 79230 Prahecq 05 49 35 29 58 s VIENNE
ATLANTIQUE
Littérature Édith Andrieu 111, Grand’Rue 86000 Poitiers 05 49 41 32 24
LE PICTON
Régionalisme François Julien-Labruyère 83, rue Michel-Ange 75016 Paris 01 47 43 98 00
LE SOLEIL DE MINUIT
Régionalisme Franck-Noël Mornet 32, rue Chaudrier 17000 La Rochelle 05 46 41 28 05
RUMEUR DES ÂGES
Littérature Marie-Bernadette Dupuy 18, allée Paul-Bert 16160 Le Gond-Pontouvre 05 45 69 38 12
ÉVEIL
Histoire littéraire, esthétique, poésie André Reynaud 6, rue des Templiers 17000 La Rochelle 05 46 41 17 04
RUPELLA
Culture scientifique Éditions de L’Actualité scientifique en Poitou-Charentes Thierry Pasquier 1, place de la Cathédrale 86000 Poitiers 05 49 50 33 00
BRISSAUD
Régionalisme Cécile Géniteau 129, bd Grand-Cerf B.P. 463 86003 Poitiers Cedex
RAFAEL DE SURTIS
Littérature Paul Sanda / Rafael de Surtis 20, rue de la Margotterie 86170 Cherves 05 49 51 77 09
LE TORII
Nature Jean-Marie Laurent 10, rue Poitevin 16710 Saint-Yrieix 05 45 94 26 11
EGO COMME X
Régionalisme Frédéric Lahetjuzan 19, avenue de Fétilly 17000 La Rochelle 05 46 34 77 88
LES ÉDITIONS 1.2.3 DÉBUT DE SIÈCLE
Régionalisme Danièle Brissaud 162, Grand’Rue 86000 Poitiers 05 49 88 01 81
ÉDIT-FRANCE
Littérature Alain Quella-Villéger B.P. 93 86003 Poitiers Cedex
LE VERT SACRÉ
Bande dessinée Loïc Néhou 5, rue Massillon 16000 Angoulême 05 45 38 34 10 s CHARENTE-MARITIME
BORDESSOULES
Régionalisme-Jeunesse Alexandra Laine 2, rue de la Côte-d’Ivoire 17000 La Rochelle 05 46 42 18 24
Régionalisme/Littérature Roger et Martine Anglument Le Moulin de Payré 86700 Payré 05 49 42 74 30
LES GORGONES
Littérature Jean-Claude Valin Les Bordes 86340 Nouaillé 05 49 46 70 69 Liste établie par l’Office du livre en Poitou-Charentes 14, rue Boncenne 86000 Poitiers Tél. 05 49 88 33 60 Fax 05 49 88 80 04 e-mail : Office.du.livre@wanadoo.fr
Régionalisme Anne Roussel Les Manceaux 86300 Bonnes 05 49 01 73 34
L’ILE VERTE
Régionalisme André Bordessoules 42, route de Rochefort B.P. 42 17413 Saint-Jean-d’Angély Cedex 05 46 59 20 50
s DEUX-SÈVRES
GESTE ÉDITIONS S.A.
Régionalisme Olivier Barreau Centre Routier 79260 La Crèche 05 49 05 37 22
Littérature Stéphane Duval 118, Grand’Rue B.P. 294 86007 Poitiers Cedex 05 49 50 92 09
s L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES s N° 53 s
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