culture scientifique
Une histoire de l’écriture
HISTOIRE DES SCIENCES AU MOYEN AGE
Le Centre d’études supérieures et de civilisation médiévale de l’Université de Poitiers et l’Espace Mendès France proposent un cycle de conférences sur l’histoire des sciences et techniques au Moyen Age. A suivre ce trimestre : «Ce que nous apprennent les recettes médiévales», par Bernard Halleux, directeur du Centre d’histoire des sciences et des techniques de l’Université de Liège, le jeudi 20 janvier. «Rajeunir au Moyen Age. Théories du corps et élixir de longue vie», par Agostino Paravicini Bagliani, professeur d’histoire médiévale à l’Université de Lausanne, le jeudi 10 février. «Fortunes de la science médiévale à la Renaissance», par Jean Céard, professeur à l’Université de Nanterre, le jeudi 9 mars. «Sciences et techniques des métaux précieux dans les temps anciens», par Gérard Nicolini, chargé de conférences à l’Ecole pratique des hautes études, le jeudi 30 mars. Conférences à l’Espace Mendès France, 18h, entrée libre.
C
omment est né l’alphabet e t , plus généralement, d’où viennent les écritur e s en usage dans le monde ? L’exposition réalisée par l’Espace Mendès France à Poitiers, a v e c le concours scientifique d’Anne-Marie Christin, professeur à l’Université Paris VII, propose un parcours en plusieurs étapes, au travers du temps et de l’espace, sur les traces de l’écriture. L’histoire commence il y a 35 000 ans avec les images ornant les parois des grottres préhistoriques. A partir du III e millénaire avant notre ère, ap-
paraissent les premiers systèmes d’écriture, basés sur l’idéogramme. Puis l’écriture se répand et se diversifie : systèmes syllabiques, c o n s o n n a t i q u e s , alphabétiques. L’exposition évoque également l’évolution des usages, de l’écriture manuscrite, puis imprimée, jusqu’à l’écriture électronique actuelle. Dans le cadre de l’exposition, des conférences sont présentées. Au programme, ce trimestre : Ecrire et p e n s e r en chinois, par Joël Bellassen, maître de conférences à l’Université de Paris VII (26 jan-
Marc Deneyer
vier, 14h30) ; Apprendre à lire et à écrire sous l’Ancien Régime, par Nicole Masson, maître de conférences à l’Université de Poitiers (3 février, 18h) ; Henri Michaux : l’enfance de l’écriture, par Jérôme Roger, docteur de l’Université de Poitiers (9 février, 18h) ; Les écritures précolombiennes, par Claude François Baudez, directeur de recherche (2 mars, 20h30) ; La calligraphie chinoise : art du pinceau et de l’encre dans la tradition lettrée en Chine, par Eric Marié, professeur à l’Université de Nanchang (7 mars, 20h30) ; L’orthographe et ses problèmes chez l’enfant : le point de vue de la psychologie cognitive, par Eric Lambert, maître de conférences à l’IUFM d’OrléansTours (23 mars, 20h30) ; Points de vue linguistique sur les écritures, par Jean-Pierre Jaffré, chercheur CNRS (28 mars, 20h30) ; Des mots à l’œuvre , par Nicole Morin, professeur à l’IUFM de Poitiers (29 mars, 18h) ; Epigraphie latine ou le souci de la mémoire, par Alain Tranoy, professeur à l’Université de Poitiers (4 avril, 20h30) ; Ecrire le parcours , par Liliane Louvel et D o m i n i q u e Moncond’huy, de l’Université de Poitiers (5 avril, 18h).
Jusqu’au 3 septembre 2000, Espace Mendès France, Poitiers. Renseignements au 05 49 50 33 08
Primates : la famille de l’homme
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ans l’enquête sur nos origines, Louis de Bonis, professeur de paléontologie à l’Université de Poitiers (hors série de L’Actualité sur les sciences de la Terre), nous invite à la reconstitution d’une histoire très complexe. A l’aide d’indices, de déductions, d’hypothèses, de photographies, de dessins, il retrace l’évolution de l’homme, dans un ouvrage destiné à un large public. Dans le règne animal, l’homme appartient à l’ordre des primates. Un ordre, dans la classification du vivant, est défini comme l’ensem-
ble d’animaux dérivant d’un ancêtre commun. Pour les primates, cet ancêtre est inconnu. Dans cette recherche de parenté, Louis de Bonis commence par définir les primates et l’homme. Il essaie de rétablir les liens qui nous unissent aux autres membres de cette famille. La conception même du livre nous permet de suivre sans difficulté cette enquête, grâce à une organisation de chaque thème en double page, au choix des illustrations. En outre, comme ce chercheur ne manque pas d’humour, il sait distiller les anecdotes. Il nous fait ainsi rencontrer nos parents, des plus éloi-
gnés, les lémuriens de Madagascar, aux plus proches, gorilles et chimpanzés. Les découvertes se succèdent, passionnantes, surprenantes : l’enfant du Taung découvert dans une caisse, Lucy, les traces de pas de la piste de Laetoli, ou encore Abel au Tchad. Riche et vivant récit qui éclaire, étonne et interroge, car «replacer l’histoire de l’homme dans l’histoire des primates dont il fait partie, permet de sortir de l’illusion selon laquelle l’homme serait le chainon final, le fleuron de l’évolution». S. B.
La Famille de l’homme. Bibliothèque Pour la science
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L’Actualité Poitou-Charentes – N° 47