culture scientifique AIR ET VIDE L’Astrolabe de La Rochelle s’est associée au muséum pour présenter, du 26 octobre au 16 décembre, un stand expérimental réalisé par le Palais de la Découverte et conçu pour illustrer les propriétés de l’air et du vide. En une quinzaine d’expériences spectaculaires, sont évoqués quelques principes fondamentaux de la physique de l’air et du vide, ainsi que l’histoire de leur découverte. Image du film canadien : Des oiseaux pour la mer (Dr Harsenault) Au muséum de La Rochelle. Tél. 05 46 41 18 25
UNE HISTOIRE DE L’ÉCRITURE Comment est né l’alphabet et, plus généralement, d’où viennent les écritures en usage dans le monde ? L’exposition réalisée par l’Espace Mendès France à Poitiers, avec le concours scientifique d’Anne-Marie Christin, professeur à l’Université Paris VII, propose un parcours en plusieurs étapes, au travers du temps et de l’espace, sur les traces de l’écriture. L’histoire commence il y a 35 000 ans avec les images ornant les parois des grottres préhistoriques. A partir du IIIe millénaire avant notre ère, apparaissent les premiers systèmes d’écriture, basés sur l’idéogramme. Puis l’écriture se répand et se diversifie : systèmes syllabiques, c o n s o n n a t i q u e s , alphabétiques. L’exposition évoque également l’évolution des usages, de l’écriture manuscrite, puis imprimée, jusqu’à l’écriture électronique actuelle. Dans le cadre de l’exposition, des conférences sont présentées. Au programme, cet automne : L’art pariétal par Denis Vialou, professeur au Muséum d’histoire naturelle (18 novembre) ; L’écriture cunéiforme par Michaël Guichard, docteur en histoire et assyriologue (24 novembre) ; L’écriture hiéroglyphique par Pascal Vernus, professeur à l’Ecole pratique des hautes études (7 décembre). Jusqu’au 3 septembre 2000, Espace Mendès France, Poitiers. Renseignements au 05 49 50 33 08
L’année des rapaces Le gypaète barbu, rapace de trois mètres d’envergure, présente la particularité de se nourrir d’os qu’il laisse d’abord tomber sur de grosses pierres pour récupérer les débris. Cette espèce menacée vit notamment dans les montagnes de Corse. Elle est la vedette du 15e Festival international du film ornithologique qui se tient à Ménigoute du 29 octobre au 3 novembre. Notons la présence d’Alain Charbonnier, l’un des meilleurs cinéastes animaliers français, qui a réalisé un film très remarqué il y a quelques années, intitulé La plaine aux busards. Projections des films en compétition, sorties-nature, expositions, ateliers dessin sont au programme. L’occasion de découvrir les comportements étonnants de nombreux oiseaux comme le martinet noir qui, parti de Poitiers vers le 10 août, vole jusqu’en Afrique sans jamais s’arrêter. En effet, cette espèce dort en volant. Tél. 05 49 69 90 09, fax 05 49 69 97 25
TEMPÊTE FORCE 10 Quand la mer se met en colère... Tel est le thème de l’exposition «Tempêtes» produite par le Centre international de la mer de Rochefort et présentée jusqu’au 14 novembre à la Corderie royale. Conçue comme un spectacle, l’exposition relate l’aventure des hommes et des navires aux prises avec les éléments déchaînés : la prévision météo, la vie à bord pendant la tempête, les naufrages, les sauvetages. Une fresque aux accents colorés, tissée de sons, d’images, d’objets, de témoignages, et rehaussée de textes et de peintures évoquant la tempête. Tous les jours : 9h-18h. Tél. 05 46 87 01 90
Histoire des sciences au Moyen Age Le Centre d’études supérieures et de civilisation médiévale de l’Université de Poitiers et l’Espace Mendès France proposent un cycle de sept conférences. «L’enseignement des sciences dans le monde arabe médiéval», par Françoise Micheau, professeur en histoire médiévale à l’Université de Paris I, le jeudi 4 novembre 1999. «Etudier le ciel et l’atmosphère au Moyen Age», par Joëlle Ducos, maître de conférences à Bordeaux III, le jeudi 25 novembre. «Les traités de fauconnerie médiévaux», par Baudouin van den Abeele, chercheur qualifié du FNRS, Université de Louvain, le jeudi 9 décembre. «Ce que nous apprennent les recettes médiévales», par Bernard Halleux, directeur du Centre d’histoire des sciences et des techniques de l’Université de Liège, le jeudi 20 janvier. «Rajeunir au Moyen Age. Théories du corps et élixir de longue vie», par Agostino Paravicini Bagliani, professeur d’histoire médiévale à l’Université de Lausanne, le jeudi 10 février. «Fortunes de la science médiévale à la Renaissance», par Jean Céard, professeur à l’Université de Nanterre, le jeudi 9 mars. «Sciences et techniques des métaux précieux dans les temps anciens», par Gérard Nicolini, chargé de conférences à l’Ecole pratique des hautes études, le jeudi 30 mars. Conférences à l’Espace Mendès France, 18h, entrée libre.
USAGERS DES L O G I C I E L S LIBRES En Poitou-Charentes, des groupes d’utilisateurs de Linux et des logiciels libres ont décidé de fonder l’Association Centre-Ouest des usagers de logiciels libres. L’Acoul souhaite populariser ces outils en veillant à conserver «l’esprit du logiciel libre qui est fait de coopération et d’échanges», recenser les initiatives autour du logiciel libre et les fédérer en mettant à disposition des compétences et des ressources, chercher à connaître les besoins tant des particuliers que des professionnels et proposer des solutions adaptées à chacun, développer la formation. Contact : Thierry Pasquier, tél. 05 49 50 33 00 E-mail : acoul@gulp-86.fr.eu.org
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L’Actualité Poitou-Charentes – N° 46
CONGRÈS SUR LA MISE EN RÉSEAU DU PATRIMOINE MONDIAL DE L’UNESCO Dans le cadre de l’année du patrimoine en PoitouCharentes, les 17, 18 et 19 novembre prochains, se déroulera au Futuroscope un congrès scientifique réservé aux responsables des sites classés au patrimoine mondial. Organisé par la Région, sous le double patronage du Président de la République française et de l’Unesco, il sera centré essentiellement sur deux grands thèmes : la promotion et la médiation, notamment au travers de l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Deux objectifs prioritaires ont été fixés. D’une part la mise en réseau des sites français du patrimoine mondial et l’ouverture à des jumelages avec des sites étrangers, d’autre part la présentation de médiations mises au point par l’Unesco ou par des responsables de sites à destination du grand public, plus particulièrement des jeunes.
Pour la diversité des langues régionales
L
a charte européenne des langues régionales et minoritaires, signée le 7 mai par le gouvernement français, déclenche depuis quelques mois un feu roulant d’âpres controverses et de surprenantes mobilisations. Signes d’un pays où l’on ne touche pas impunément au patrimoine linguistique. Partisans et adversaires s’affrontent par médias interposés au sein d’un débat définitivement passé dans la sphère politique et qui impose les langues comme un enjeu de démocratie. Ardent défenseur du poitevin-saintongeais, Michel Gautier est professeur en lettres classiques au lycée Pierre Mendès-France de La Roche-sur-Yon et représentant du domaine des langues d’oïl au comité français du bureau européen pour les langues moins répandues. Il préside également l’association internationale Défense et Promotion des langues d’oïl. Son propos, teinté d’amertume, nourrit à son tour le débat. L’Actualité – Que propose la charte européenne des langues régionales et minoritaires ? Michel Gautier – D’un point de vue politique, elle propose une reconnaissance institutionnelle. Les Etats signataires donnent un statut et des droits à ces langues. Des droits à l’enseignement, l’accès aux médias ainsi que des aides à leur promotion. Que pensez-vous de cette charte ? J’en pense du bien. Sauf qu’elle permet un peu tout et n’importe quoi. L’Assemblée nationale pourra très bien ne reconnaître qu’un petit nombre de langues parmi les soixante-quinze inscrites dans la liste par le ministère de la Culture. Cette charte porte donc en germe la discrimination. Certaines langues auront de vrais droits, d’autres ne pourront même pas être enseignées. Pourtant notre demande est très faible : nous souhaitons simplement une épreuve facultative au baccalauréat. La conservation du poitevin-saintongeais ne se fera plus ou très peu par la voie familiale. Nous le sauverons par les moyens actuels de la transmission, c’est-à-dire à l’école. Que la charte un jour s’applique ou pas, je suis assez pessimiste pour l’avenir du poitevin-saintongeais. Pourquoi ne pas créer un conservatoire du poitevin-saintongeais directement géré par le Conseil régional ? La charte prévoit que les conseils régionaux s’en chargent mais l’application française de ce texte serait plutôt que l’Etat s’occupe de la diversité. La France jacobine ne voudrait pas que se constitue une entité poitevine trop forte. Dans l’application
de la charte, le gouvernement actuel considère que le poitevin fait partie du patrimoine national. Ceci n’a pas empêché la région Poitou-Charentes de prendre des initiatives en créant notamment un groupe de travail présidé par Jean-Pierre Raffarin et chargé de la promotion du poitevin-saintongeais en Poitou-Charentes. Au sein de l’ensemble poitevin-saintongeais se dessinent des aires linguistiques. De chacune d’entre elles émergent des particularités grammaticales, lexicales, phonétiques. En 1993, vous avez élaboré une graphie de cette langue en tentant de dépasser ses singularités. N’y a-til pas là un double paradoxe : vouloir fixer une langue essentiellement parlée et établir une grammaire qui incite à l’uniformisation ? Il y a plusieurs façons de prononcer le poitevinsaintongeais mais si l’on veut qu’il soit un outil commun à un grand nombre de gens il faut bien s’entendre sur les codes. Il est vrai que la graphie normalisée est une sorte de facilité mais elle permet l’apprentissage et la survie de la langue. D’autre part, le poitevin-saintongeais s’écrit depuis le XIIIe siècle. Le poème «La misére daus paesans au sujhét daus manjhours» de François Gusteau (1699-1761), dont je prépare actuellement l’édition, n’a été publié qu’au XIXe siècle. Il s’agit d’un texte signé par un petit curé de campagne qui prend fait et cause pour le paysan opprimé. Le poitevin-saintongeais a donc été utilisé par des clercs et des intellectuels et s’est toujours écrit. Symboliquement la défense des langues régionales et minoritaires engage une réflexion beaucoup plus large. C’est au nom de la «démocratie culturelle» que je réclame des droits pour ce qui a été ma langue maternelle. A l’échelle de la planète, ce débat est un débat d’avenir. C’est dans la mesure où les majorités reconnaîtront les minorités que l’on pourra construire des sociétés plus épanouies qu’elles ne le sont actuellement. La diversité est dans la nature, on n’y échappe pas et c’est une bonne chose. Qu’elles soient politiques, culturelles, naturelles, il faut défendre ces diversités car elles sont l’avenir de l’espèce humaine. Recueilli par Emmanuelle Daviet
J U L E S ROBUCHON IMAGIER DU POITOU Pionnier de la photographie, Jules Robuchon (1840-1922) a passé la majeure partie de sa vie à vendre des livres à Poitiers, à éditer des cartes postales et à photographier le Poitou et la Vendée. Ses images représentent un trésor ethnographique – et esthétique – qu’un éditeur, L’Horizon chimérique, a la bonne idée d’exhumer sous le titre : Jules Robuchon, imagier de la Vendée et du Poitou. Réalisé sous la direction de Francis Ribemont, conservateur en chef du patrimoine, cet ouvrage d’art de 264 pages (298 F) contient une sélection de 180 photographies reproduites en bichromie. Sortie le 15 novembre.
LE PARLANJHE EN 30 QUESTIONS Dans un ouvrage synthétique et éclairant, Liliane Jagueneau démontre que le «patois» de PoitouCharentes et Vendée est bien une langue, écrite et parlée depuis des siècles. Langue qu’elle enseigne à l’Université de Poitiers. Geste éditions, 64 p., 48 F. L’Actualité Poitou-Charentes – N° 46
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culture scientifique
La Semaine de la science
SCIENCES ET CITOYENS Du 22 au 24 octobre au Futuroscope, les 9e Rencontres CNRS sciences et citoyens permettent à 450 jeunes Européens de 18 à 25 ans, étudiants ou engagés dans la vie active, préoccupés par leur avenir et le devenir de la planète, de dialoguer avec une centaine de chercheurs de toutes disciplines. Le comité scientifique, présidé par Edgar Morin, a choisi dix thèmes de discussion : Mathématiques, réalité et signification ; Femmes et hommes : différence et parité ; Les grandes questions cosmologiques ; La mémoire, L’environnement ; Economie et pauvreté ; De la religion de la science à l’éthique des sciences ; Les nouvelles épidémies ; L’embryon humain a-t-il un avenir ? ; Réseaux informatiques : plus de liberté ou plus d’inquisition ?
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our la troisième année consécutive, la Semaine de la science, organisée par le ministère de l’Education nationale, de la Recherche et de la Technologie (du 18 au 24 octobre), est l’occasion unique pour tout un chacun de se familiariser avec les sciences et ceux qui la font Cet événement, coordonné en Poitou-Charentes par l’Espace Mendès France, permet de découvrir des organismes, des associations ou des entreprises qui vivent la science au quotidien et qui sont désireux de partager leurs passions et leurs travaux. Par des expositions, des conférences, des animations ou des portes ouvertes de laboratoires, d’écoles ou d’entreprises, la Semaine de la science permet de souligner le rôle des sciences dans la société et dans l’économie, la politique, le social ou encore la culture. La Semaine de la science mobilise cette année en Poitou-Charentes près d’un millier de personnes à travers une soixantaine d’événements. Tout au long de la semaine, des laboratoires de recherche deviennent lieux d’échanges et de sensibilisation, des entreprises présentent leurs travaux, des associations
encadrent le grand public ou les scolaires afin de leur apporter un regard différent sur des sujets scientifiques spécifiques ou quotidiens. Ainsi, et entre autres, les oléagineux sont à l’affiche en Deux-Sèvres à Lezay, où des sujets tels que les problèmes de culture, les différentes graines, la fabrication, le tourteau, le produit brut ou les huiles dans le monde, seront abordés. Les tables rondes, les démonstrations et les expositions seront accompagnées de dégustations or-
chestrées par des diététiciens, des restaurateurs ou des artisans fabricants. En Charente, à Ruffec, une initiation à la météorologie permettra de mieux interpréter les prévisions, de découvrir les instruments utili-
sés à cet effet, par exemple les réceptions satellitaires et le matériel informatique de météorologie. Le vaste thème de la mer sera abordé tout au long de la semaine à La Rochelle en Charente-Maritime, ce à travers différents événements. Des relations politiques et maritimes des deux ports que sont La Rochelle et Lisbonne au XVIe et au XVIIe siècle, à la montée des eaux dans une cinquantaine d’années, en passant par la culture créole… De même, dans la Vienne, à l’Espace Mendès France de Poitiers, sera présentée une main mécanique articulée ainsi que des simulations informatiques de son animation et des exemples de manipulations d’objets. Ces quelques exemples sont représentatifs de la volonté des chercheurs, des universitaires, des associations, des industriels ou des municipalités du Poitou-Charentes de sensibiliser les habitants de leur région à toutes les sciences, qu’elles soient techniques ou humaines. Le programme régional de la Semaine de la science 1999 en Poitou-Charentes est disponible sur simple demande à l’Espace Mendès France à Poitiers. Tél. 05 49 50 33 08
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