Académies musicales de Saintes
Au rythme de cinq concerts quotidiens (une cantate de Bach à midi, les rencontres Hennessy à 17h30, les grands concerts à 20h et 22h, des «Lamentations» à minuit), les Académies de Saintes multiplient les occasions de découvrir et de rencontrer de s o m p t u e u s e s musiques et d’exellents musiciens. Au programme : Monteverdi, Bach, Mozart, Schubert, Mendelssohn, Beethoven, mais aussi des madrigaux italiens du XIVe siècle ou les Sequenza de notre contemporain Berio. Les concerts sont dirigés par S i g i s w a l d Kuijken, Rinaldo Alessandrini, Paul Van Nevel, P a t r i c i a Bovi, Daniel Reuss, L a u r e n c e Equilbey, Pedro M e m e l s d o r f , Marcus Creed, Barend Schuurmann et Philippe Herreweghe, directeur artistique de ces Académies.
Du 3 au 12 juillet, tél. 05 46 97 48 48
FESTIVALS
s Jazz au fil de l’eau
Ce festival ne se soucie pas des chapelles jazzistiques. Il souhaite «partager avec le plus grand nombre cet art de l’instantané dans toutes ses facettes, des plus festives aux plus audacieuses, de la salsa au jazz contemporain en passant par le musette ou le chant». Cette année, la 12e, le piano est en vedette avec Alfredo Rodriguez, Django Bates, Benoît Delbecq, Stephan Oliva, Kenny Werner, Alain Jean-Marie. Signalons aussi la présence de Louis Sclavis et de la chanteuse Jeri Brown. Du 10 au 17 juillet, à Parthenay, Gourgé, Beaulieu-sous-Parthenay. Tél. 05 49 64 24 24
Marc Deneyer
L’orgue Clicquot de la cathédrale Saint-Pierre, à Poitiers.
L’été des orgues
Poitiers possède cinq orgues de sonorités différentes. Classé monument historique, l’orgue Clicquot (XVIIIe siècle) de la cathédrale Saint-Pierre est l’un des instruments les plus prestigieux d’Europe. Il a retrouvé sa sonorité d’origine et la qualité de ses timbres après sa restauration complète, achevée en 1994. Deux orgues romantiques se trouvent à Saint-Hilaire et Saint-Jean-de-Montierneuf. En 1996, le nouvel orgue de NotreDame-la-Grande, réalisé par Yves Sévère, a été inauguré. En 1997, ce fut le tour de celui de l’église Sainte-Radegonde, reconstruit par Jean-Loup Boisseau et Bernard Cattiaux. Tout l’été, une riche programmation est proposée. Des concerts gratuits sont donnés par Monique Bécheras et Dominique Ferran, titulaires de l’orgue de Notre-Dame, notamment dans le cadre des «Nuits en musique» ou des «concerts du marché».
s Blues passion à Cognac
Dans la ville du célèbre alcool, on chante le blues du 30 juillet au 2 août. Avec notamment des voix et instruments venus d’Amérique : Dee Dee Bridgwater, Greg Brown, Jimmie Vaughan, Angela Brown, Larry Garner, Johnny Lang, Taj Mahal, Eric Bibb, mais aussi de France : Bourdon Street, Doo The Doo, Malted Milk Blues, Stompin Crawfish, Alambic Blues Band, Blues Airlines. Tél. 05 45 32 17 28
s Johnny Griffin à Chauvigny
Depuis plusieurs années, le grand saxophoniste Johnny Griffin s’est installé à AvaillesLimouzine. Il est donc chez lui à Chauvigny. Invité par le festival d’été de la cité, il donne un concert anniversaire «50 ans de jazz» le 7 août au château d’Harcourt, en compagnie du clarinettiste Guy Lafitte et du pianiste Maurice Vander, autre grand musicien qui vit dans la Vienne.
Calderon en pays roman
s Escales musicales à La Rochelle
Cinq concerts au cloître des Dames Blanches du 24 juillet au 14 août : Voix de Géorgie (le 24), Ensemble vocal de l’abbaye aux Dames (le 31), Quatuor à cordes AthenaeumEnesco (le 7 août), Orchestre des jeunes de l’Île-de-France (le 13), Dérives et Ravi Prasad, chanteur indien, et le jazzman Pascal Ducourtioux (le 14). Tél. 05 46 51 51 51
P
e d r o Calderon de La Barca, le plus grand des dramaturges espagnols, revit cet été au long des chemins du pays roman de Poit o u - C h a r e n t e s . La troupe du Moulin Théâtre, qui est en résidence à Saintes depuis 1992, a choisi de présenter Le grand Théâtre du Monde, une des 80 «autos sacramentales» écrites par l’auteur de La vie est un songe, dans les lieux du patrimoine architectural de la région. A u XVII e siècle, les «autos sacramentales», pièces allégo-
riques de plus de mille vers en un acte, se jouaient le jour de la F ê t e - D i e u devant les églises d’Espagne. Reprenant la tradition, la troupe saintaise donne quinze représentations cet été devant les églises de villages des deux Char e n t e s , de l’église de SaintMartin-de-Ré à celle de SaintThomas-de-Cognac, avec une é t a p e le 19 août au musée d’Agesci de Niort. Mise en scène de Patrick Henniquau, musique de Jean-Claude Bismuth.
Tél. 05 46 90 02 01
s Nuit en musique
A Poitiers, visages de la polyphonie du Moyen Age et de la Renaissance par l’ensemble Absalon dirigé par Manolo Gonzalez. Vendredi 14 août à 22h 45 en l’église Notre-Dame-la-Grande. Notons également le concert des tambours du Burundi, le 31 juillet à 21h au Triangle d’or (Les Trois Cités).
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ROYAN
Sites en scène
Le Conseil général de la Charente-Maritime prend soin de son patrimoine et cherche à le mettre en valeur par des événements festifs et culturels. Par exemple : un feu d’artifice musical à Fort Boyard visible des plages d’Oléron, de Fouras et d’Aix (le 18 juillet), des parcours nocturnes dans la citadelle illuminée de Brouage en compagnie de comédiens, acrobates et artificiers (le 6 août), ou encore le spectacle d’images et d’illusions projeté sur les murs de l’abbaye de La Flotte-en-Ré (le 25 juillet) et une création théâtrale à SaintJean-d’Angély.
s Jeudis musicaux des églises romanes
Le programme musical élaboré par la Communauté de communes du pays Royannais offre une large place à la voix. Les dix-neuf concerts, donnés cet été dans les petites églises romanes de ce pays, permettent d’écouter des ensembles de qualité. Citons notamment A Sei Voci (Renaissance française), l’ensemble Venance Fortunat (chants de la tradition sacrée), l’Ensemble vocal de l’abbaye aux Dames, des polyphonies corses, basques, italiennes et des Alpes méridionales.
Ensemble folklorique de Chine
Manu Dibango à Confolens
« e plus en plus de touristes choisissent leur l i e u de vacances en fonction des manifestations culturelles qui les intéressent», souligne le président du festival de Confolens, Henri Coursaget. Cette constatation lui laisse espérer dépasser cette ann é e les 45 000 spectateurs payants. Confolens deviendrait ainsi l’unique ville de 3 000 habitants en France à accueillir une manifestation d’une telle envergure.
s Bleu Caraïbes
Du 24 au 29 août, Royan vit au rythme des musiques afrocubaines avec Los Gauchos, La Charanga Habanera, Orchestra Latin, Comparsa, Maria Belen y Mégason et Isaac Delgado.
D
s Festival du conte à Oléron
Pour les jeunes et leurs parents, au moment de l’apéritif ou à la veillée, en salle ou en balade, le conte se décline sous toutes les formes au Château-d’Oléron, avec Yannick Jaulin, Michèle Bouhet et Jean-Louis Compagnon, Patrick Ewen, Carole Gonsolin, Boris Sverdlov, Gigi Bigot, Roger Bithonneau, du 26 au 30 juillet.
Manu Dibango
s Musiques en Ré
Ce festival de musique classique est consacré aux jeunes musiciens : l’Orchestre symphonique de jeunes de l’Ile-de-France, l’ensemble de musique baroque Le Masque, l’ensemble vocal Solstice, l’ensemble instrumental Contrastes. Concerts à SaintMartin, La Couarde, SainteMarie, La Flotte et Ars, du 17 juillet au 14 août.
Du 8 au 16 août 1998, plus de 700 artistes venus du monde entier assurent le spectacle. Le c o n c e r t unique de Manu Dibango, invité vedette de ce festival, qui fête cette année ses trente ans de carrière, est en hommage au 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage. L’artiste est accompagné de son orchestre, Soul Makossa, et de son groupe de gospels. Parmi les autres invités, l’ensemble Whitirera performing arts pos-
sède un programme composé de l é g e n d e s chantées et dansées évoquant le siècle historique de l’installation du peuple Maori d a n s l’archipel néozélandais. Synonyme de gaieté, la fanfare est l’âme de la fête et de la vie indienne dont elle rythme chaque événement à coup de cuivres et à grand renfort de trompettes. Jaipur Kawa Brass Band, fanfare venue du Rajasthan est composée de dix musiciens, une danseuse et une acrobate. La soirée Celtitudes intègre toutes les tendances de la musique celtique. La soirée Tourbillon réunit sur la scène des groupes polonais, argentin et chinois, pour la première partie et russe, portoricains et néozélandais pour la seconde. Les groupes, qui ne se connaissent pas avant le fest i v a l , préparent ensemble un spectacle «qui, à chaque fois, est un enchantement». Chaque après-midi, les artistes animent également les rues de Confolens dans le cadre de «Ville en fête». Parcourant le monde avec son é q u i p e afin de découvrir les meilleures formations locales, Henri Coursaget a créé en 1970 le Comité international des organisations de festivals de folklore (Cioff), qui compte actuellement 75 pays membres et perm e t chaque année à plus de 50 000 artistes de diffuser leur culture, «une aventure extraord i n a i r e qui donne l’occasion d’avoir des amis partout». M M
Festival de Saint-Jean-d’Angély
Deux pièces sont présentées au festival de théâtre de SaintJean-d’Angély dans l’abbaye royale. Du 24 juillet au 2 août, La vallée aux dames suivi de Teldado d’après Le Décaméron de Boccace sont mises en scène par Jean Boillot. Du 30 juillet au 1er août, Vie et mort du roi Jean de Shakespeare est une production du festival d’Avignon 1998, mise en scène par Laurent Pelly. Tél. 05 46 32 68 87
Atout’Ar ts
Du 17 juillet au 6 août, à Thouars, concerts de rock, de musique traditionnelle, de world music, de rythm’n’blues, de musique classique, etc., au programme du festival Atout’Arts, sans oublier des spectacles de cirque. Tél. 05 49 66 24 24
Ah Dieu ! Que la guerre est jolie
La pièce de Charles Chilton, qui évoque avec humour et ironie la cruauté de la guerre de 14-18, est mise en scène par Jean-Marie Sillard à Usson-duPoitou, dans la Vienne. Le spectacle est donné en plein air dans le jardin du prieuré du 11 au 14, du 17 au 19, du 24 au 26 juillet. Tél. 05 49 36 04 49
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s Mick de chaï
Mick de Chaï avait à peine fini d’écumer les villages de Gâtine et du littoral que la plus dynamique des crottes de chien (en poitevin dans le texte) allait renaître de ses cendres. Gravée sur son laser pour l’éternité. A priori, un disque en «parlanjhe» poitevinsaintongeais rebutera davantage le néophyte qu’un album en anglais yaourt. Question d’habitude. Mais Yannick Jaulin a tout prévu pour vous mettre «benaese» en écrivant les paroles de ses chansons sur un livret, le tout selon la graphie du poitevinsaintongeais définie par l’UPCP. Ne reste plus qu’à se laisser porter par cette langue de chez nous qui s’accommode aussi bien d’un rock à la Red Hot Chili Peppers que d’un blues bien frappé, sorti de derrière les fagots vendéens. Pour que ce cocktail soit réussi, il fallait, certes, un énergumène qui raconte «daus istoeres coume prsoune», doté d’un joli filet de voix et, qui plus est, utilisé à bon escient. Mais il fallait aussi que la musique suive. Yannick Jaulin ne s’est pas entouré de bras cassés : les sieurs Chopin (batterie, basse) et le gars Joël Grizeau (guitare) nous ravigotent. De quoi nous donner envie de faire la fête à la Mado et d’aller musser dans les marais. On attend maintenant la nouvelle tournée cantonale pour retrouver Mick de Chaï on the roads of Poitou-Charentes.
FRANCOFOLIES
FESTIVALS
De Sardou à Louise Attaque
R
etardées pour cause de C o u p e du monde, les Francofolies, pour leur 14 e édition, proposent 130 groupes et musiciens, du 13 au 18 juillet, sur les différentes scènes de La Rochelle. «Tout l’éventail de la chanson francophone est là», dit Jean-Louis Foulquier. Avec une tête d’affi-
che incontestable pour la soirée d ’ o u v e r t u r e , Michel Sardou dont c’est le premier passage aux Francofolies. Pour l’occasion, et c’est aussi une première, toutes les places de l’esplanade Saint-Jean-d’Acre seront assises et numérotées. Le même soir, une soirée techno sera organisée au Parc des expositions pour
la partie jeune du public. Autres têtes d’affiches à Saint-Jeand’Acre, Michel Delpech le mardi 14, avec sur scène Native, Pascal Obispo, Louis Chedid, Alain Chamfort et Christophe. S o i r é e rap le mercredi avec Passi, Stormy Bugsy, rock alternatif le jeudi avec les Têtes Raides et Louise Attaque, World Music le vendredi avec Johnny Clegg, Ray Lema et Lavilliers, e t soirée de clôture «plus classieuse et prestigieuse», selon Jean-Louis Foulquier, le samedi avec I Muvrini et Julien Clerc. C o m m e chaque année les francofous n’ont que l’embarras du choix sur les autres scènes rochelaises avec notamment M a r c Lavoine, Brigitte Fontaine, Sinclair, Thomas Fersen, Axelle Red, Rachid Taha, Nilda Femandez, Allain Leprest, Dick A n n e g a r n , la nouvelle vague québecoise, des orchestres de s a l s a , de reggae, de rythm’n blues, et des troupes de danse urbaine. J R
Ci-contre, Louise Attaque.
Pougne-Hérisson, acte cinq
s De bouche à oreille
Consacré aux «nouvelles» musiques traditionnelles, ce festival est ancré à Parthenay et en Gâtine depuis 1987. Du 13 au 23 août, les musiques du monde sont sous le signe des violons poitevins, bretons, polonais, roumains, irlandais et québecois. Tél. 05 49 94 90 70
L
Laurence Chegaray
Mick de Chaï en tournée les 25 juillet à la tombée de la nuit à Lusignan, aux Moutiers-en-Ré le 7 août, à Brantôme en Dordogne le 24 juillet, à Pougne-Hérisson le 16 août. Yannick Jaulin en solo le 7 août à Oléron.
e village médiéval d’Hérisson, ses vieilles pierres, ses tôles, sa salle polyvalente... et son nomb r i l . Yannick Jaulin, comme chaque année paire depuis huit ans, célèbre Pougne-Hérisson, n o m b r i l du Monde. Après le Salon de la voyance et du fourrage en 1996, le Sacré Nombril 98 sera la Journée mondiale du vœu. Le 15 août prochain, à 10h55 précises, la banque mondiale du voeu (BMV) sera inaugurée. L’après-midi sera consacré au grand concours Eurovision de la chanson cantonale, puis jusqu’à la nuit, le village sera livré à soixante artistes, conteurs, chanteurs et troupes de théâtre
de rues. Daniel Mar et JeanMarc Rama exposeront des photos des plus beaux nombrils, et sept chevaliers du Nombril seront intronisés selon le rituel ancestral. La soirée du dimanche 16 août sera consacrée au découvreur du nombril en personne. Sous l’appellation générique «12 ans de mythomanie, ça se fête», Yannick Jaulin livrera une performance en deux parties : les Histoires, qui ont consacré la notoriété de PougneHérisson, et le rock’n roll, ses p r e m i è r e s amours, avec son groupe de rock «célèbre dans deux cantons», Mick de Chaï, sans doute le seul combo au monde à officier en «patois» vendéen.
s Coup de chauffe à Cognac
Acteurs, trapézistes, clowns ou jongleurs vont à la rencontre du public les 4 et 5 septembre lors de spectacles gratuits à Cognac, le rendezvous des arts de la rue. Tél. 05 45 82 32 78
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Une eau plus claire pour les poissons
L’eau du bassin des requins, le plus grand de l’Aquarium de La Rochelle, a été sélectionné pour tester les meilleurs procédés de traitement de la pollution. «Les requins sont des poissons qui bougent beaucoup, et les courants d’eau qui font remonter les déchets sont des facteurs importants de pollution», expliquent Muriel Albert, Stéphanie Bouffard et Lydia Gaboriaud, étudiantes de l’Ecole supérieure d’ingénieurs de Poitiers à qui l’Aquarium a confié cette étude. «L’eau n’est pas chargée au point de nuire à la santé des poissons, mais c’est plus gênant pour la visibilité des visiteurs.» Les eaux d’aquarium font l’objet d’un traitement très particulier et il existe peu de données sur ce sujet. Contrairement aux piscicultures intensives dans lesquelles l’eau est prélevée et rejetée directement dans le milieu naturel, une partie des eaux de l’Aquarium est d’abord décantée dans un bassin ostréicole puis filtrée. Il ne reste plus alors que de la vase très fine. Les eaux de l’Aquarium sont également recyclées. Pour filtrer l’eau en continu, on utilise généralement, en pisciculture, des microtamis rotatifs. Les étudiantes ont retenu deux procédés de traitement de la pollution. La flottation consiste à faire arriver des micro-bulles d’air par le fond du bassin. Celles-ci provoquent un bouillonnement intensif et de l’écume à la surface, contenant les matières en suspension qui peuvent ainsi être récupérées. Les techniques membranaires sont aussi envisageables : un papier filtre retient les matières nuisibles. L’étude menée depuis le début de l’année est poursuivie cet été par une autre étudiante de l’Esip. Elle a pour but de mieux évaluer les matières particulaires produites par les poissons et de tester l’efficacité des filtres afin de mieux les dimensionner. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’agrandissement de l’Aquarium. Son volume d’eau devrait être multiplié par quatre, voire six. Ouverture en l’an 2000. M M
Isabelle Louvier
La dernière escale de la Calypso
La Calypso est à La Rochelle. Arrivé fin mai à bord d’une barge flottante qui l’a ramené de Marseille où il était pratiquement à l’abandon, le navire mythique du Commandant Cousteau a été racheté par la ville de La Rochelle pour le franc symbolique. Il a été confié au musée maritime, qui va le mettre en cale sèche pour une restauration au long cours. Le chantier, qui devrait durer au moins deux ans, et coûter quelque 5 MF, sera visitable par le public. Au terme des travaux, le navire, qui sera le centre d’une exposition consacrée aux expéditions Cousteau, sera ouvert aux visiteurs.
Les bains de mer d’antan
L
a mode des «bains de mer» a débarqué sur nos côtes vers 1830, un engouement venu d’Angleterre. A Royan, à La Rochelle, puis bientôt dans toutes les stations littorales, on a vu fleurir des établissements de bains, fréquentés l’été par les familles de la bourgeoisie et de l’aristocratie de l’Ouest de la France. Si l’on venait d’abord pour les vertus thérapeutiques de l’océan, les séances de bain laissaient b e a u c o u p de temps libre et n’étaient qu’un prétexte pour se retrouver et se montrer en société. Très rapidement, le tourisme balnéaire a colonisé le front de mer et la plage. Construction de villas au style tapa-
geur, de casinos, de grands hôtels, une architecture puisant à toutes les sources : cottages, mais o n s bourgeoises, chalets ou demeures coloniales... La plage est devenue un vaste salon, une scène de théâtre où l’on organisait des réceptions, des jeux... Petit à petit, on a assisté à une évolution de la population et d e s mœurs balnéaires. Avec l’apparition du chemin de fer,
dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les Parisiens débarquent sur les plages. L’usage de l’automobile se répand, drainant vers le littoral un public plus large. L’argument thérapeutique passe au second plan et l’on se met à découvrir la plage-plaisir. Les établissements de bains se diversifient pour devenir lieux de distractions avec salles de spectacle et tables de jeux. Sur la plage, on commence à s’exposer au soleil, on prend des leçons de natation, on fait de la gymnastique, du croquet, du tennis. Les années 30 viendront révolutionner ces mœurs. Avec la démocratisation des plages, le public traditionnel des stations b a l n é a i r e s de Charente-Maritime migrera vers d’autres rivages plus huppés. M T
«1830-1930 : un siècle d’art balnéaire en Charente-Maritime», exposition jusqu’au 27 septembre à la Corderie royale de Rochefort. Tél. 05 46 87 01 90
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